Job
IntroductionJob 17
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
« Mon souffle est brisé ; mes jours s’éteignent ; ⏎ les tombes sont déjà prêtes pour moi.
Ne suis-je pas entouré d’hommes qui se moquent ? ⏎ Mes yeux restent ouverts toute la nuit devant leurs provocations.
Dépose toi-même auprès de toi le gage de ma cause ; ⏎ qui d’autre pourrait se porter garant pour moi ?
Car tu as fermé leur cœur à l’intelligence ; ⏎ c’est pourquoi tu ne leur donneras pas le dernier mot.
Celui qui livre ses amis pour son propre avantage ⏎ verra les yeux de ses fils s’épuiser.
Dieu a fait de moi un proverbe pour les peuples ; ⏎ je suis devenu quelqu’un à qui l’on crache au visage.
Mes yeux se sont obscurcis de chagrin ; ⏎ tous mes membres ne sont plus qu’une ombre.
Les hommes droits s’en étonnent ; ⏎ l’innocent s’indigne devant l’impie.
Pourtant le juste continue de tenir dans sa voie, ⏎ et celui dont les mains sont pures retrouve encore de la force.
Mais vous tous, revenez encore, approchez ! ⏎ Je ne trouverai malgré tout aucun sage parmi vous.
Mes jours sont passés, mes projets sont brisés, ⏎ ces désirs qui habitaient mon cœur.
Mes amis transforment la nuit en jour ⏎ et me disent que la lumière est proche alors que je ne vois que ténèbres.
Si je dois encore espérer quelque chose, le Shéol devient ma maison ; ⏎ c’est dans les ténèbres que je prépare ma couche.
À la fosse je dis : “Tu es mon père !” ⏎ Et au ver : “Tu es ma mère, tu es ma sœur !”
Alors où reste-t-il une espérance pour moi ? ⏎ Qui peut encore l’apercevoir ?
Descendra-t-elle avec moi jusqu’aux barres du Shéol ? ⏎ Reposerons-nous ensemble dans la poussière ? »