Job
IntroductionJob 13
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
« Oui, tout cela je l’ai vu de mes propres yeux ; ⏎ mes oreilles l’ont entendu et j’en ai compris le sens.
Ce que vous savez, je le sais moi aussi ; ⏎ je ne vous suis pas inférieur.
Mais moi, c’est à Shaddaï que je veux parler ; ⏎ c’est avec Dieu que je veux débattre de ma cause.
Vous, au contraire, vous fabriquez des mensonges ; ⏎ vous êtes tous des médecins incapables de guérir.
Si seulement vous pouviez garder complètement le silence ! ⏎ Ce serait encore la meilleure preuve de votre sagesse.
Écoutez donc ma défense ; ⏎ prêtez attention à ce que mes lèvres vont plaider.
Est-ce vraiment pour défendre Dieu que vous parlez injustement ? ⏎ Est-ce en sa faveur que vous utilisez la tromperie ?
Allez-vous prendre son parti comme des avocats partiaux ? ⏎ Pensez-vous devoir plaider à la place de Dieu ?
Que se passerait-il s’il vous examinait vous-mêmes ? ⏎ Pourriez-vous le tromper comme on trompe un homme ?
Il vous reprendrait sévèrement ⏎ si vous faisiez secrètement preuve de partialité.
Sa majesté ne vous remplirait-elle pas d’effroi ? ⏎ Sa terreur ne tomberait-elle pas sur vous ?
Vos maximes ne sont que proverbes de cendre ; ⏎ vos défenses, des remparts faits d’argile.
Taisez-vous maintenant devant moi et laissez-moi parler ; ⏎ ensuite, qu’il m’arrive ce qui doit m’arriver.
Pourquoi devrais-je prendre ma chair entre mes dents ⏎ et mettre ma propre vie dans ma main ?
Même s’il me tue, j’espérerai encore en lui ; ⏎ et quoi qu’il arrive, je défendrai devant lui ma conduite.
Et le fait même d’oser entrer devant lui sera pour moi un salut, ⏎ car l’impie, lui, n’oserait pas se présenter ainsi.
Écoutez donc attentivement mes paroles ; ⏎ que mon exposé entre bien dans vos oreilles.
J’ai préparé mon procès ; ⏎ je suis convaincu que ma cause peut être reconnue juste.
Qui viendra réellement plaider contre moi ? ⏎ S’il le peut, alors je me tairai et mourrai.
Seulement, accorde-moi deux choses ; ⏎ alors je ne me cacherai pas devant ta face :
retire de moi le poids de ta main, ⏎ et que ta terreur cesse de m’épouvanter.
Alors appelle-moi, et je répondrai ; ⏎ ou laisse-moi parler, et réponds-moi.
Combien ai-je donc de fautes et de péchés ? ⏎ Fais-moi connaître clairement ma transgression et ma faute.
Pourquoi caches-tu ton visage ⏎ et me traites-tu comme ton ennemi ?
Veux-tu effrayer une simple feuille emportée par le vent, ⏎ poursuivre un brin de paille desséché ?
Car tu écris contre moi des accusations amères ⏎ et me fais porter encore les fautes de ma jeunesse.
Tu bloques mes pieds dans des entraves, ⏎ surveilles tous mes chemins ⏎ et traces une limite autour de mes pas.
Pendant ce temps, l’être humain se consume comme du bois pourri, ⏎ comme un vêtement mangé par les mites. »