Isaïe
IntroductionIsaïe 66
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Le SEIGNEUR rappelle que les cieux sont son trône et la terre son marchepied : aucune construction humaine ne peut réellement contenir sa présence.
Ce qu’il regarde avant tout, c’est l’humble au cœur brisé qui tremble devant sa parole.
Un culte accompli tout en choisissant ses propres voies peut devenir aussi contradictoire qu’un sacrifice transformé en violence ou en offrande idolâtre.
Dieu répondra donc aux choix de ceux qui n’ont pas répondu lorsqu’il les appelait.
Mais ceux qui tremblent à sa parole sont appelés à écouter : leurs propres frères peuvent les rejeter au nom de Dieu, mais cette prétention sera finalement confondue.
Une voix de jugement retentit depuis la ville et le Temple.
Puis Sion est décrite comme enfantant avant même les douleurs.
Une nation surgit comme en un seul jour, image d’une restauration aussi soudaine qu’improbable.
Dieu affirme qu’il ne commence pas un enfantement pour l’arrêter avant sa naissance.
Tous ceux qui aiment Jérusalem sont donc appelés à se réjouir avec elle.
La ville devient image maternelle : ceux qui l’aiment seront nourris et consolés par son abondance.
La paix coulera vers elle comme un fleuve et la gloire des nations comme un torrent.
Dieu lui-même compare sa consolation à celle d’une mère envers son enfant.
Le peuple retrouvera joie et vigueur, tandis que la main du SEIGNEUR se fera connaître envers ses serviteurs et ses adversaires.
Le jugement est de nouveau décrit avec feu, tempête et colère.
Le SEIGNEUR entre en jugement contre toute chair, et le texte maintient une image de violence massive.
Certaines pratiques de purification et d’alimentation cultuelle sont condamnées comme infidèles au SEIGNEUR.
Puis l’horizon redevient universel : toutes les nations et toutes les langues seront rassemblées pour voir la gloire de Dieu.
Des rescapés seront envoyés vers des nations lointaines afin d’y annoncer cette gloire.
Les peuples ramèneront les frères dispersés vers Jérusalem comme une offrande présentée au SEIGNEUR.
Parmi ceux qui reviennent, Dieu prendra même des personnes pour le service sacerdotal et lévitique.
Comme les nouveaux cieux et la nouvelle terre subsisteront devant lui, la descendance et le nom du peuple subsisteront.
Toute chair viendra régulièrement se prosterner devant le SEIGNEUR.
Le livre se ferme pourtant sur une image sévère : les cadavres des rebelles demeurent comme avertissement, avec un feu et un ver qui ne cessent pas.