Isaïe
IntroductionIsaïe 63
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Une figure venant d’Édom apparaît avec des vêtements rouges ; elle se présente comme celui qui parle avec justice et possède la puissance de sauver.
La question vient immédiatement : pourquoi ces vêtements ressemblent-ils à ceux d’un homme qui foule le raisin ?
La réponse transforme le pressoir en image de jugement : la figure dit avoir foulé seule les peuples dans sa colère.
Le jour de vengeance et l’année du rachat sont présentés comme deux faces de la même intervention.
Ne trouvant aucun secours extérieur, Dieu agit par son propre bras.
Le jugement des peuples est décrit dans une imagerie volontairement violente de piétinement et de sang.
Puis le ton change complètement : le locuteur se souvient des fidélités et des compassions du SEIGNEUR envers Israël.
Dieu avait reconnu ce peuple comme ses fils et était devenu leur sauveur.
Dans leurs détresses, il partage leur détresse, les rachète, les soulève et les porte.
Mais leur révolte attriste son esprit saint et transforme la relation en conflit.
Le peuple se souvient alors de Moïse et des jours anciens : où est le Dieu qui fit monter ses bergers hors de la mer et plaça son esprit saint au milieu d’eux ?
Où est celui dont le bras glorieux accompagnait Moïse et fendait les eaux ?
Le peuple avait traversé les profondeurs sans trébucher.
L’esprit du SEIGNEUR l’avait conduit vers le repos comme un troupeau vers la vallée.
La prière demande maintenant à Dieu de regarder depuis les cieux et de laisser de nouveau paraître son zèle et ses compassions.
Même si Abraham ou Israël semblent absents, le peuple appelle directement le SEIGNEUR « notre Père » et « notre rédempteur ».
La prière ose même demander pourquoi Dieu laisse le peuple s’égarer et son cœur s’endurcir, puis lui demande de revenir vers son héritage.
Le sanctuaire a été piétiné et le peuple n’a possédé que brièvement son lieu saint.
La lamentation culmine : « Ah ! si tu déchirais les cieux et descendais », afin que la création elle-même tremble devant ta présence.