Isaïe
IntroductionIsaïe 56
Analyse du texte source · restitution Philologique
Ainsi parle le SEIGNEUR : ⏎ « Gardez le droit et pratiquez la justice, ⏎ car mon salut est proche de venir ⏎ et ma justice de se révéler.
Heureux l’homme qui fait cela, ⏎ le fils d’Adam qui s’y attache : ⏎ il garde le sabbat sans le profaner ⏎ et garde sa main de faire quelque mal que ce soit.
Que l’étranger qui s’attache au SEIGNEUR ne dise pas : ⏎ “Le SEIGNEUR me séparera certainement de son peuple !” ⏎ Et que l’eunuque ne dise pas : ⏎ “Voici, je suis un arbre desséché !” [Ben-hannekhar et hassaris : l’étranger attaché à YHWH et l’eunuque sont explicitement empêchés de conclure à leur exclusion.]
Car ainsi parle le SEIGNEUR aux eunuques ⏎ qui gardent mes sabbats, ⏎ choisissent ce que je désire ⏎ et s’attachent à mon alliance :
Je leur donnerai dans ma maison et dans mes murailles ⏎ une main et un nom meilleurs que fils et filles ; ⏎ un nom de toujours je lui donnerai, ⏎ qui ne sera pas retranché. [`yad vashem`, litt. « une main et un nom » : formule de mémoire durable, d’où « mémorial et nom ».]
Et les étrangers qui s’attachent au SEIGNEUR ⏎ pour le servir, pour aimer le nom du SEIGNEUR ⏎ et devenir ses serviteurs, ⏎ tous ceux qui gardent le sabbat sans le profaner ⏎ et s’attachent à mon alliance,
Je les ferai venir vers ma montagne sainte ⏎ et je les réjouirai dans ma maison de prière ; ⏎ leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel, ⏎ car ma maison sera appelée maison de prière pour tous les peuples. [« Maison de prière pour tous les peuples » : `le-khol ha-ammim`, inclusion explicitement universelle dans le verset.]
Oracle du Seigneur DIEU, ⏎ lui qui rassemble les bannis d’Israël : ⏎ « J’en rassemblerai encore d’autres auprès de lui, ⏎ avec ceux qui ont déjà été rassemblés. » [Après le rassemblement des bannis d’Israël, le texte annonce encore d’autres rassemblés ; le référent exact du complément reste ouvert.]
Vous toutes, bêtes des champs, venez manger, ⏎ vous toutes, bêtes de la forêt !
Ses guetteurs sont tous aveugles, ⏎ ils ne savent rien. ⏎ Tous sont des chiens muets, incapables d’aboyer ; ⏎ ils rêvent, restent couchés, ⏎ ils aiment dormir. [`hozim` est difficile : rêveurs / visionnaires assoupis ; le contexte insiste sur l’inertie des guetteurs.]
Ces chiens ont un appétit vorace, ⏎ ils ne connaissent jamais la satiété. ⏎ Et eux, les bergers, ne savent pas comprendre ; ⏎ tous se tournent vers leur propre chemin, ⏎ chacun vers son gain, jusqu’au dernier. [`azzei-nefesh` : forts/voraces d’appétit ; image des chiens jamais rassasiés appliquée aux chefs.]
« Venez, je vais chercher du vin, ⏎ enivrons-nous de boisson forte ! ⏎ Demain sera comme aujourd’hui, ⏎ et même bien plus abondant ! »