Isaïe
IntroductionIsaïe 38
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
À cette époque, Ézéchias tomba gravement malade. Isaïe lui annonça qu’il devait mettre sa maison en ordre parce qu’il allait mourir.
Le roi tourna son visage vers le mur et pria le SEIGNEUR.
Il demanda à Dieu de se souvenir de sa fidélité et de l’intégrité avec laquelle il avait cherché à marcher devant lui, puis pleura abondamment.
La parole du SEIGNEUR revint alors à Isaïe.
Dieu déclara avoir entendu la prière et vu les larmes d’Ézéchias ; quinze années seraient ajoutées à sa vie.
La promesse concernait aussi la protection de Jérusalem contre l’Assyrie.
Un signe devait confirmer cette parole.
L’ombre reculerait de dix degrés ou marches sur le dispositif associé à Achaz ; le texte décrit le signe sans en expliquer le mécanisme.
Ézéchias composa ensuite un écrit à propos de sa maladie et de sa guérison.
Il raconte avoir cru devoir descendre au Shéol au milieu de ses jours, privé du reste de ses années.
Il pensait ne plus voir le SEIGNEUR sur la terre des vivants ni revoir d’autres humains.
Sa vie lui paraissait arrachée comme une tente de berger et coupée comme un fil sur le métier d’un tisserand.
Il attendait le matin tout en ayant l’impression que ses os étaient brisés comme par un lion.
Sa voix n’était plus qu’un pépiement et un gémissement ; épuisé, il suppliait Dieu de se porter garant pour lui.
La parole et l’action de Dieu le laissaient marcher lentement, marqué pour longtemps par l’amertume vécue.
Il reconnaît pourtant que la vie elle-même dépend de l’intervention de Dieu et lui demande de le rétablir.
Son amertume s’est finalement changée en paix : il interprète sa guérison comme délivrance de la fosse et pardon de ses péchés.
Le Shéol est décrit comme lieu où la louange cultuelle ne retentit plus ; ce verset ne constitue pas à lui seul une doctrine complète de l’au-delà.
C’est le vivant qui peut célébrer Dieu et transmettre sa fidélité aux générations suivantes.
Ézéchias promet donc de chanter le salut reçu dans la maison du SEIGNEUR.
Le récit mentionne aussi un traitement concret : un gâteau de figues appliqué sur l’ulcère.
Ézéchias avait demandé quel signe confirmerait qu’il pourrait de nouveau monter au Temple.