Isaïe 14

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Après le jugement, le SEIGNEUR aura de nouveau compassion de Jacob, choisira Israël et le réinstallera sur sa terre ; des étrangers s’attacheront aussi à lui.

Des peuples participeront à son retour. Le texte exprime ensuite, dans les catégories de domination de son époque, un renversement où les anciens captifs dominent ceux qui les avaient opprimés.

Le jour viendra où le SEIGNEUR donnera du repos après la peine, l’agitation et l’esclavage.

Alors Israël chantera une satire contre le roi de Babylone : « Comment l’oppresseur a-t-il pu cesser ainsi ? »

Le SEIGNEUR a brisé le bâton du méchant et le sceptre du dominateur,

celui qui frappait sans relâche les peuples et poursuivait les nations avec colère.

Toute la terre retrouve le repos et éclate en cris de joie.

Même les arbres du Liban se réjouissent que le conquérant ne vienne plus les abattre.

Le Shéol est personnifié comme s’agitant pour accueillir le roi déchu au milieu des anciens souverains morts.

Ils lui disent : « Toi aussi, te voici devenu faible comme nous. »

Son prestige, sa musique et sa cour descendent avec lui au séjour des morts, où les vers remplacent son lit royal.

Le roi est comparé à un astre brillant tombé du ciel. Le texte hébreu parle ici d’un souverain déchu et ne nomme pas Satan.

Son orgueil voulait monter jusqu’au ciel, placer son trône au-dessus des étoiles et siéger sur la montagne de l’Assemblée.

Il voulait se rendre semblable au Très-Haut.

Mais au lieu de monter, il descend au plus profond du Shéol.

Ceux qui le voient s’étonnent : « Est-ce vraiment cet homme qui faisait trembler les royaumes

et transformait le monde en désert tout en gardant ses prisonniers captifs ? »

Les autres rois reçoivent au moins une sépulture honorable.

Lui est figuré comme un cadavre rejeté hors de son tombeau, mêlé aux morts de la guerre.

Il ne partagera pas leur honneur funéraire, parce qu’il a détruit sa propre terre et tué son peuple.

Le texte exprime ensuite une logique dynastique antique de suppression de la descendance royale afin d’empêcher tout retour au pouvoir.

Le SEIGNEUR annonce qu’il effacera de Babylone nom, reste, descendance et postérité.

Babylone deviendra marais et domaine d’animaux, balayée par la destruction.

Le SEIGNEUR des armées affirme que son dessein s’accomplira exactement comme il l’a décidé.

Il annonce aussi la chute de l’Assyrie sur son propre territoire et la rupture de son joug.

Cette décision est présentée comme un dessein qui dépasse un seul pays.

Si le SEIGNEUR a étendu sa main, aucune puissance humaine ne peut la faire revenir.

Un nouvel oracle est daté de l’année de la mort du roi Achaz.

La Philistie ne doit pas se réjouir trop vite de la disparition d’un oppresseur : un danger plus grand encore peut sortir de la même racine.

Le texte oppose la sécurité promise aux plus pauvres à la destruction annoncée pour la puissance philistine.

La Philistie entière est appelée à hurler : une nouvelle menace arrive du nord, organisée et sans défection.

Aux messagers des nations, la réponse sera que le SEIGNEUR a fondé Sion et que les pauvres de son peuple peuvent y chercher refuge.

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