Habacuc
IntroductionHabacuc 3
Analyse du texte source · restitution Philologique
‘Al shigyonot : terme musical ou liturgique inconnu, pluriel apparent de shiggayon. Il ne décrit pas le contenu doctrinal de la prière.
Shim‘akha peut signifier « ce qu’on entend de toi / ta renommée ». Ḥayyehu : impératif Piel, « fais-le vivre / ravive-le ». Berogez : agitation, colère.
Témân et Parân situent la théophanie au sud d’Israël, dans le cadre des traditions de l’Exode/Sinaï. Sélah est un marqueur musical dont la fonction exacte demeure inconnue.
Qarnayim signifie litt. « deux cornes », mais appliqué à la lumière peut désigner des rayons. Ḥevyon ‘uzzo : « cachette de sa puissance ».
Dever : peste. Reshef peut désigner flamme, fièvre, peste ou la puissance personnifiée connue du Proche-Orient ancien ; ici le contexte suggère un fléau ardent.
Wayemoded peut venir de m-d-d « mesurer » ou être compris dans une tradition comme « faire trembler ». Wayyatter : « faire bondir / disperser ». Le parallélisme oppose reliefs anciens et voies divines.
Taḥat ’awen est obscur ; ’awen peut être malheur, peine, iniquité. Koushân et Madian renvoient au sud et à l’est du Sinaï.
Merkhevotekha yeshu‘ah : litt. « tes chars, salut », phrase nominale compacte : chars de salut / victoire.
Shevu‘ot maṭṭot ’omer est très difficile : « serments des tribus, parole » ou « traits jurés par ta parole ». Le MT ne permet pas une restitution certaine.
Tehom, l’abîme, est personnifié. « Lever ses mains » donne à la masse d’eau un geste quasi liturgique.
‘Amad zevulah : « il s’est tenu dans sa demeure ». Le sujet peut être pris collectivement avec soleil et lune ; la syntaxe poétique est condensée.
Ts‘ad : marcher à grands pas. Dush : fouler, battre le grain, image de jugement appliquée aux nations.
Meshiaḥekha : « ton oint », pouvant désigner roi, représentant choisi ou collectivité personnifiée selon lecture. ‘Arôt yesod ‘ad-tsawwar est une image architecturale et corporelle mêlée.
Bemaṭṭaw : « avec ses bâtons / traits ». Perazaw est textuellement difficile, souvent compris « ses chefs / guerriers ». La syntaxe du verset est parmi les plus obscures du poème.
Ḥomer mayim rabbim peut signifier « amas, masse, bouillonnement » des grandes eaux ; ḥomer peut aussi évoquer boue/argile.
Tsalu sefatai : frémir/tinter des lèvres. ’Asher ’anu’aḥ peut signifier « afin que je repose / j’attende ». La fin du verset est syntaxiquement difficile : legedud yegudennu, l’assaillant qui attaque le peuple.
Kihesh ma‘aseh-zayit : litt. « l’œuvre de l’olivier a menti », c.-à-d. a déçu l’attente. Le catalogue couvre les principales ressources agricoles.
Wa’ani : « et moi / mais moi », contraste fort avec la privation du v. 17. ’Elohe yish‘i : « Dieu de mon salut ».
Lamenatseaḥ : « au chef / maître de chant ». Binginotay : « avec/sur mes instruments à cordes », signature liturgique qui confirme le caractère psalmique du chapitre.