Ézéchiel
IntroductionÉzéchiel 20
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
La septième année, des anciens d’Israël vinrent s’asseoir devant moi pour consulter le SEIGNEUR.
La parole du SEIGNEUR me fut adressée.
Dieu refusa de se laisser consulter comme si l’histoire du peuple pouvait être oubliée.
Je devais donc rappeler publiquement les pratiques abominables des pères.
Le récit commence en Égypte, lorsque Dieu choisit Israël, se fit connaître à lui et jura d’être son Dieu.
Il avait juré de le faire sortir d’Égypte vers un pays de lait et de miel.
Déjà là, il demandait au peuple de rejeter les idoles égyptiennes.
Mais Israël refusa et resta attaché à ces idoles ; la colère fut annoncée dès l’Égypte.
Dieu retint pourtant la destruction afin que son nom ne soit pas profané devant les nations.
Il fit donc sortir le peuple d’Égypte vers le désert.
Il lui donna ses prescriptions, destinées à conduire celui qui les pratique vers la vie.
Il donna aussi les sabbats comme signe d’alliance et de sanctification.
Mais dans le désert, Israël rejeta encore prescriptions et sabbats ; la destruction fut de nouveau envisagée.
Et de nouveau, Dieu agit à cause de son nom devant les nations.
Cette fois, le jugement prit la forme du refus d’entrer dans le pays promis.
Leur cœur restait orienté vers les idoles.
Pourtant Dieu eut compassion et ne les détruisit pas complètement.
Il avertit alors leurs fils de ne pas répéter les pratiques de leurs pères.
La génération suivante devait suivre les prescriptions du SEIGNEUR.
Les sabbats devaient rester le signe qu’il était leur Dieu.
Mais les fils se révoltèrent eux aussi, rejetant prescriptions et sabbats.
Dieu retira encore sa main à cause de son nom.
Il annonça cependant dès le désert une future dispersion parmi les nations.
Cette dispersion répondait au refus de ses règles et à l’attachement aux idoles des pères.
Le texte formule alors de manière difficile que Dieu les livra à des prescriptions qui ne conduisaient plus à la vie.
Leur propre pratique des premiers-nés devint pour eux source de souillure et de stupeur.
L’histoire se poursuit après l’entrée dans le pays : les pères continuèrent encore leur infidélité.
Dès qu’ils voyaient une hauteur ou un arbre remarquable, ils y transféraient le langage des sacrifices et offrandes dus à Dieu.
Les hauts lieux devinrent ainsi le signe visible de cette infidélité.
La génération présente continue donc à marcher dans la conduite des pères.
Elle offre encore ses dons aux idoles et fait passer ses fils par le feu ; dans ces conditions, Dieu refuse une consultation religieuse purement formelle.
Le peuple voudrait devenir simplement comme les autres nations et servir le bois et la pierre, mais ce projet n’aboutira pas.
Dieu affirme qu’il continuera à régner sur eux, même à travers une main forte et un jugement sévère.
Il les fera sortir des pays de dispersion dans une sorte de nouvel Exode.
Mais ce rassemblement passera d’abord par un « désert des peuples » où Dieu entrera en jugement avec eux.
Ce jugement répondra à celui du premier désert de l’Exode.
Le peuple passera sous le bâton du berger et sera ramené dans le lien de l’alliance.
Les rebelles seront séparés du peuple restauré et n’entreront pas dans la terre d’Israël.
Le texte oppose alors radicalement service des idoles et sanctification du nom du SEIGNEUR.
Sur la montagne sainte, toute la maison d’Israël servira de nouveau Dieu dans un culte restauré.
Le peuple rassemblé deviendra lui-même comme un parfum agréable, signe de la sainteté de Dieu devant les nations.
Lorsqu’il reviendra sur la terre promise, Israël saura que le SEIGNEUR a tenu son serment.
Il se souviendra alors de ses anciennes conduites avec honte.
La restauration finale montrera que Dieu agit à cause de son nom et non selon ce que les mauvaises conduites d’Israël auraient mérité.