Ézéchiel
IntroductionÉzéchiel 13
Nuances du texte source · restitution Déployée
Ouverture de l’oracle contre les prophètes mensongers.
L’opposition centrale porte sur la source de la parole : leur propre cœur contre la parole de YHWH.
Ainsi parle le Seigneur DIEU : Malheur aux prophètes insensés qui suivent leur propre esprit sans avoir rien vu !
Tes prophètes, Israël, sont comme des renards parmi les ruines.
Le devoir prophétique est figuré comme réparation d’une muraille protectrice, par contraste avec le faux crépi des vv.10–15.
Le mensonge est double : fausse vision et fausse prétention d’envoi divin.
La contradiction entre parole revendiquée et silence réel de Dieu est explicitée.
Le jugement répond à la fausse prétention prophétique.
Trois exclusions décrivent une perte complète de reconnaissance communautaire.
Oui, parce qu’ils égarent mon peuple en disant : “Paix !”, alors qu’il n’y a pas de paix. Quand quelqu’un bâtit un mur fragile, eux le recouvrent d’un mauvais enduit.
Le jugement éprouve ce que l’enduit cherchait à dissimuler.
La chute révèle la fausseté du diagnostic prophétique.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur DIEU : Dans ma fureur, je ferai éclater un vent de tempête ; dans ma colère viendra une pluie torrentielle, et dans ma fureur des pierres de grêle tomberont pour tout détruire.
La destruction de la fausse sécurité entraîne ceux qui l’ont soutenue.
J’irai jusqu’au bout de ma fureur contre le mur et contre ceux qui l’ont enduit de mauvais crépi. Je vous dirai : Il n’y a plus de mur, et il n’y a plus ceux qui l’enduisaient,
Le sens de l’image du mur est enfin rendu explicite.
Et toi, fils d’homme, tourne ton visage vers les filles de ton peuple qui prophétisent d’après leur propre cœur ; prophétise contre elles.
Tu diras : Ainsi parle le Seigneur DIEU : Malheur à celles qui cousent des bandelettes pour tous les poignets et fabriquent des voiles pour des têtes de toute taille afin de capturer des vies ! Vous captureriez les vies de mon peuple et préserveriez les vôtres ?
La critique associe gain dérisoire, fausse parole et pouvoir prétendu sur la vie des personnes.
La délivrance du peuple répond directement à la pratique de capture dénoncée au v.18.
La délivrance est formulée comme rupture d’un piège.
Le critère moral de la fausse prophétie apparaît ici : elle inverse l’effet de la vraie parole, décourageant le juste et consolidant le méchant.
c’est pourquoi vous ne verrez plus de vanité et ne pratiquerez plus la divination ; je sauverai mon peuple de votre main, et vous saurez que je suis le SEIGNEUR.