Ézéchiel
IntroductionÉzéchiel 12
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
La parole du SEIGNEUR me fut adressée.
« Fils d’homme, tu vis au milieu d’un peuple qui possède yeux et oreilles mais refuse de voir et d’entendre.
Prépare donc devant eux un bagage d’exilé et quitte ton lieu de jour comme quelqu’un qui part en déportation.
Sors ton bagage en plein jour, puis pars toi-même le soir sous leurs yeux.
Perce devant eux un passage dans le mur et fais-y passer ton bagage.
Porte-le sur l’épaule dans l’obscurité et couvre ton visage : tu deviens ainsi un signe pour Israël. »
J’accomplis exactement ces gestes devant eux.
Le matin suivant, la parole du SEIGNEUR me fut adressée.
Il me demanda si la maison rebelle m’avait interrogé sur le sens de mes actes.
Le signe concernait particulièrement le prince de Jérusalem et toute la population restée avec lui.
Ce que j’avais mimé leur arriverait réellement : exil et captivité.
Le prince fuirait dans l’obscurité par une brèche du mur, le visage couvert.
Mais il serait pris dans le filet de Dieu, conduit à Babylone sans pouvoir la voir, puis y mourrait.
Ses proches et ses troupes seraient dispersés à tous les vents.
La dispersion elle-même conduirait à reconnaître que le SEIGNEUR avait parlé.
Quelques survivants seraient pourtant préservés afin de raconter parmi les nations les pratiques qui avaient conduit à ce jugement.
Une nouvelle parole du SEIGNEUR me fut adressée.
Je devais manger mon pain en tremblant et boire mon eau dans l’angoisse.
Ce geste annonçait que les habitants de Jérusalem mangeraient et boiraient dans la peur au milieu d’un pays dévasté par leur propre violence.
Les villes seraient ruinées et le pays deviendrait désert.
Une troisième parole me fut adressée.
Le peuple répétait un proverbe affirmant que les visions tardaient tellement qu’elles finissaient par ne jamais s’accomplir.
Dieu annonça que ce proverbe cesserait : le temps de l’accomplissement approchait.
Les visions mensongères et les divinations flatteuses disparaîtraient.
La parole prononcée par le SEIGNEUR s’accomplirait désormais sans nouveau délai.
Puis une dernière parole me fut adressée.
Certains reconnaissaient la vision mais la repoussaient à un avenir très lointain.
Dieu répondit qu’aucune de ses paroles ne serait encore différée : ce qu’il annoncerait arriverait.