Deutéronome

Introduction

Deutéronome 9

Analyse du texte source · restitution Philologique

Shema‘ Yisra’el marque une nouvelle adresse solennelle ; l’expression « fortifiées jusqu’aux cieux » est une hyperbole militaire, non une donnée topographique littérale.

Bene ‘Anaq désigne le groupe traditionnellement associé à une stature exceptionnelle ; mi yityatsev lifne est une question rhétorique sur l’impossibilité de leur résister.

Esh okhlah, « feu dévorant », reprend 4,24 ; hu yashmidem wehu yakhni‘em met deux verbes sous le même sujet emphatique hu, « lui ».

Tsedaqah et rish‘ah sont mis en opposition : justice revendiquée d’Israël contre méchanceté des nations ; le texte refuse la première comme cause de l’entrée.

Yosher levavekha signifie « droiture de ton cœur » ; haqim et-haddavar, « établir la parole », exprime l’accomplissement du serment patriarcal.

Qesheh ‘oref, « dur de nuque », est une métaphore de résistance à la direction/obéissance ; elle devient un motif récurrent dans ce chapitre.

Zakhor al-tishkaḥ juxtapose impératif positif et interdiction d’oublier ; mamrim hayitem ‘im-YHWH qualifie Israël de rebelle dans la durée.

Hiqtsaftem et yeḥereh af décrivent provocation et colère ardente ; lehamid etkhem indique l’intention de destruction.

Luḥot habberit, « tables de l’alliance », identifie les tables à la relation d’alliance ; la double durée quarante jours/quarante nuits souligne l’ascèse de Moïse.

Be’etsba‘ Elohim, « du doigt de Dieu », est une anthropomorphie d’écriture divine ; yom haqqahal désigne le « jour de l’assemblée » à l’Horeb.

La répétition exacte de la durée prépare le retournement narratif ; shene luḥot habberit reprend l’appellation technique des tables.

Shiḥet exprime corruption/dégradation ; massekhah est une image coulée ou objet de métal fondu, terme distinct de pesel « image sculptée ».

Qesheh ‘oref revient comme diagnostic collectif ; ra’iti, « j’ai vu », introduit un jugement divin fondé sur l’observation du comportement.

Heref mimmeni, littéralement « relâche-moi/laisse-moi », ouvre la menace ; maḥah et-shemam, « effacer leur nom », vise leur disparition comme peuple identifiable.

La répétition « dans mes deux mains » met matériellement en scène les tables au moment de la rupture ; la montagne reste décrite comme brûlant de feu.

‘Egel massekhah, « veau de métal fondu », précise l’objet ; sar-tem maher min-hadderekh reprend l’accusation de déviation rapide du « chemin » prescrit.

Wa’ashabberem, « je les brisai », donne un geste visible de rupture ; le‘enekhem, « sous vos yeux », insiste sur sa fonction publique et symbolique.

Wa’etnappal, « je me jetai/prosternai », exprime une posture d’intercession ; le même jeûne de quarante jours accompagne cette seconde séquence.

Af et ḥemah forment un couple « colère/fureur » ; wayyishma‘ YHWH elay, « YHWH m’écouta », marque l’efficacité de l’intercession sans préciser son mécanisme.

Hit’annaf me’od décrit une colère intense contre Aaron ; wa’etpallel associe son cas à l’intercession spécifique de Moïse.

Le verset accumule les verbes de destruction de l’objet ; daq le‘afar signifie « fin comme poussière », indiquant l’anéantissement matériel du symbole cultuel.

Les trois toponymes condensent des épisodes de rébellion ; le verbe maqtsifim caractérise Israël comme provoquant YHWH à colère.

Tamru et-pi YHWH, « vous vous êtes rebellés contre la bouche de YHWH », met ensemble parole, confiance et écoute ; he’emantem vient de ’mn, racine de la confiance/fermeté.

Mamrim heyitem est un participe/qualificatif de rébellion ; miyom da‘ti etkhem, « depuis le jour où je vous connais », généralise rétrospectivement le constat.

Le retour à wa’etnappal reprend 9,18 ; la répétition des quarante jours et nuits encadre l’intercession prolongée de Moïse.

Adonay YHWH ouvre la prière ; naḥalah désigne Israël comme héritage/possession, et padah comme peuple racheté/libéré.

Qeshi, rish‘o et ḥatta’to forment une triade : dureté/obstination, méchanceté et péché ; l’appel aux patriarches fonde la requête sur la fidélité antérieure.

Mibbeli yekholet, « faute de capacité », introduit l’argument sur la réputation divine ; misin’ato, « par haine », reprend une interprétation que la prière rejette implicitement.

‘Ammekha wenaḥalatekha conclut par deux termes d’appartenance ; koaḥ gadol et zeroa‘ netuyah reprennent le vocabulaire exodique de puissance.

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