Deutéronome
IntroductionDeutéronome 10
Analyse du texte source · restitution Philologique
Pesol-lekha, « taille pour toi », associe un impératif à lekha ; ‘aron désigne un coffre/arche. Le texte enchaîne trois actions : tailler, monter, fabriquer.
Le sujet de « j’écrirai » est YHWH ; hadevarim reprend les « Dix Paroles » du contexte. Le contraste porte sur les nouvelles tables et le contenu identique.
‘Atse shittim désigne le bois d’acacia. La narration reprend exactement les verbes de l’ordre divin et souligne l’exécution par Moïse.
Ka-mikhtav harishon, « comme l’écriture première » ; ‘aseret hadevarim signifie littéralement « les dix paroles ». Yom haqqahal est « le jour de l’assemblée ».
Le verbe sim, « mettre/placer », décrit le dépôt des tables ; wayyihyu sham, « elles furent là », signale leur conservation dans l’arche.
La séquence Beéroth-Bené-Yaaqân → Moséra diffère de l’itinéraire formulé en Nombres 33. Le texte de Deutéronome doit être conservé sans harmonisation ; wayyekhahen signifie « il exerça le sacerdoce ».
Le syntagme erets naḥale mayim signifie « pays de torrents/cours d’eau ». La notice poursuit l’itinéraire propre à ce passage.
Hivdil, hiphil de badal, « séparer/mettre à part ». Trois fonctions lévitiques sont coordonnées : porter l’arche, se tenir devant YHWH pour servir, bénir en son nom.
Ḥeleq désigne une part ; naḥalah, un héritage/lot patrimonial. La formule « YHWH est son héritage » explique l’absence d’attribution territoriale ordinaire.
Ka-yamim harishonim, « comme les premiers jours », renvoie au premier séjour. Avah suivi de l’infinitif exprime ici consentir/vouloir ; YHWH ne consent pas à détruire Israël.
Lekh le-massa‘ lifne ha‘am signifie partir pour la marche « devant le peuple ». Les verbes entrer et posséder reprennent le programme territorial du livre.
Mah YHWH Elohekha sho’el me‘immakh introduit une question rhétorique. La réponse aligne des infinitifs : craindre, marcher, aimer, servir. Levav et nefesh ne doivent pas être réduits à des catégories psychologiques modernes.
Lishmor complète la série d’infinitifs du v. 12. Le-tov lakh signifie « pour le bien pour toi », c’est-à-dire « pour ton bien ».
Shemey hashamayim, « cieux des cieux », est un superlatif spatial hébraïque ; la totalité cosmique prépare le contraste avec l’élection particulière des pères.
Ḥashaq signifie s’attacher fortement, porter son affection. Le texte juxtapose souveraineté universelle (v. 14) et choix particulier des pères et de leur descendance.
Umaltem et ‘orlat levavkhem : littéralement « circoncisez le prépuce de votre cœur ». La métaphore intérieure est mise en parallèle avec la « nuque raide » ; elle ne doit pas être paraphrasée au point de disparaître.
Elohe ha-elohim et adone ha-adonim sont des constructions de suprématie. Lo yissa panim, « il ne relève pas les visages », signifie ne pas favoriser une personne ; shoḥad est un présent corrupteur.
‘Oseh mishpat signifie « faire le droit/jugement » ; ger désigne l’étranger résident ou immigré intégré à la communauté, distinct du simple étranger de passage.
Le jeu lexical est explicite : wa’ahavtem et-hagger, « vous aimerez le ger », parce que gerim heyitem, « vous avez été des gerim » en Égypte.
L’ordre des quatre verbes est emphatique par répétition du pronom/objet : craindre, servir, s’attacher (dabaq), jurer par son nom.
Hu tehillatekha we-hu Elohekha répète hu, « lui », pour l’emphase. « Grandes et redoutables » reprend le vocabulaire des actes puissants déjà vus par Israël.
Be-shiv‘im nefesh, littéralement « avec soixante-dix nefesh », emploie nefesh au sens de personnes. La comparaison avec les étoiles exprime la multiplication accomplie.