Deutéronome
IntroductionDeutéronome 7
Analyse du texte source · restitution Philologique
Nashal signifie « arracher/déloger » ; la liste des sept peuples fonctionne comme énumération traditionnelle des populations du pays.
Haḥarem taḥarimem est une construction emphatique infinitif absolu + verbe ; ḥerem désigne ici la mise à part vouée à destruction. Karat berit reste l’idiome « couper une alliance ».
Lo titḥatten bam interdit l’alliance matrimoniale ; les deux propositions suivantes explicitent symétriquement fille donnée et fille prise.
Yasir et-binkha me’aḥaray, « il détournera ton fils de derrière moi », est un idiome de rupture de fidélité ; yeḥereh af YHWH est la formule de colère qui « brûle ».
Mizbeḥot, matsevot, asherim et pesilim désignent quatre catégories d’objets cultuels ; l’énumération combine destruction, brisure, abattage et combustion.
‘Am qadosh signifie « peuple saint/mis à part » ; segullah est une possession particulière ou précieuse, terme d’appartenance privilégiée.
Ḥashaq signifie s’attacher avec affection ; le texte nie explicitement la supériorité numérique comme motif de l’élection.
Padah, « racheter/libérer », est employé pour la sortie de servitude ; l’amour divin et la fidélité au serment sont les deux motifs donnés.
El hanne’eman est « le Dieu fidèle » ; berit et ḥesed sont associés comme alliance et fidélité bienveillante. Le texte mentionne « mille générations » dans cette portée de fidélité.
El-panaw, « vers sa face », insiste sur une rétribution directe/personnelle ; lo ye’aḥer signifie « il ne tardera pas ».
La triade ha-mitswah, ḥuqqim, mishpatim reprend la structuration normative ; la‘asot, « pour faire », insiste sur l’exécution.
‘Eqev peut signifier « en conséquence de/parce que » ; l’apodose affirme que l’obéissance d’Israël répond à la garde divine de berit et ḥesed.
La bénédiction couvre fécondité humaine, agricole et animale ; shegar et ‘ashtarot sont des termes pastoraux pour les produits du bétail.
‘Aqar et ‘aqarah sont les formes masculine et féminine de « stérile » ; la bénédiction est formulée en termes de fécondité générale.
Madweh et ḥolayim désignent maladie/affections ; le texte n’autorise pas d’identification médicale précise des « maladies d’Égypte ».
Ve’akhalta, littéralement « tu mangeras », fonctionne métaphoriquement comme « consumer/détruire » ; moqesh est un piège ou un filet figuré.
Levav, « cœur », est ici le siège du raisonnement intérieur ; yarash signifie prendre possession/déposséder selon l’objet.
Zakhor tizkor est une construction emphatique : « se souvenir, tu te souviendras » ; le souvenir de l’Exode fonde la confiance présente.
Massot, ’otot et mofetim reprennent le vocabulaire de l’Exode ; « main forte » et « bras étendu » sont des métaphores d’action puissante.
Tsir‘ah peut désigner frelon/guêpe ; le texte ne permet pas de déterminer s’il faut entendre strictement un insecte ou une image d’agent de panique.
Lo ta‘arots exprime la terreur ; El gadol wenora associe grandeur et caractère redoutable de Dieu.
Me‘at me‘at signifie « peu à peu » ; la progression graduelle est motivée par le risque écologique d’une multiplication des animaux sauvages.
Mehoumah désigne confusion, panique ou tumulte ; le verbe hum décrit le bouleversement de l’adversaire.
Ha’avadta et shemam, « tu feras périr leur nom », est une formule d’effacement de mémoire/pouvoir ; lo-yityatsev ish décrit l’absence de résistance durable.
Pesile elohehem sont les images sculptées de leurs dieux ; ḥamad, « convoiter », vise ici les métaux précieux. To‘evah qualifie l’objet comme abomination cultuelle dans ce contexte précis.
Deux infinitifs absolus renforcent les verbes shaqats et ta‘av, « détester/tenir en abomination » ; le rapprochement to‘evah/ḥerem lie l’objet cultuel interdit à son statut de destruction.