Deutéronome

Introduction

Deutéronome 5

Analyse du texte source · restitution Philologique

Shema‘ Yisra’el ouvre solennellement l’exhortation ; ḥuqqim et mishpatim sont les deux catégories normatives déjà rencontrées. Oushmartem la‘asot, « gardez pour faire », unit conservation et exécution.

Karat ‘immanu berit, littéralement « couper avec nous une alliance », est l’idiome hébreu de conclusion d’alliance.

La négation suivie de ki ittanu oppose « nos pères » à la génération présente ; kullanu ḥayyim hayyom insiste sur « nous tous vivants aujourd’hui ».

Panim bepanim, littéralement « face dans face », exprime une communication directe sans nécessairement décrire une vision de forme, compte tenu de 4,12.15.

‘Omed ben YHWH ouvenekhem décrit la fonction médiatrice de Moïse ; lehaggid lakhem et devar YHWH signifie « vous annoncer la parole de YHWH ».

Anokhi YHWH Elohekha est une auto-identification ; bet ‘avadim signifie littéralement « maison des esclaves/serviteurs », idiome de la condition servile en Égypte.

Lo yihyeh lekha, « il ne sera pas pour toi », introduit l’interdit ; ‘al panay, littéralement « sur/devant ma face », signifie « en ma présence/devant moi ».

Pesel désigne une image sculptée ; temounah une forme/représentation. La triple localisation ciel-terre-eaux couvre l’ensemble du cosmos représentable.

Lo tishtaḥaweh et lo ta‘ovdem associent prosternation et service cultuel ; paqad ‘awon, « visiter l’iniquité », décrit ici les conséquences judiciaires dans la lignée. El qanna exprime l’exclusivité jalouse de l’alliance.

‘Oseh ḥesed la’alafim oppose la fidélité bienveillante à l’horizon limité de 5,9 ; « milliers » n’explicite pas grammaticalement « générations », même si le parallélisme peut le suggérer.

Nasa et shem, « porter le nom », est plus large que « prononcer » ; shaw’ couvre faux, vide, tromperie ou usage vain selon le contexte.

Shamor, « garde », caractérise la formulation deutéronomique du sabbat ; leqaddesho signifie le mettre à part comme saint.

‘Avad peut signifier travailler/servir ; melakhah désigne le travail, l’ouvrage ou l’activité productive.

La longue liste étend explicitement le repos à toute la maisonnée, aux animaux et au ger résident ; yanaḥ, « se reposer », est le but social formulé à la fin.

La motivation du sabbat est ici l’Exode, contrairement à Exode 20 qui invoque la création ; ‘al-ken introduit la conséquence normative.

Kabbed vient de kbd, « être lourd » : au piel, « donner du poids/honorer ». Deux finalités sont coordonnées : durée des jours et bien-être.

Lo tirtsaḥ emploie ratsah, terme de mise à mort illicite/homicide ; il n’est pas le verbe générique de toute mise à mort.

Lo tin’af interdit l’adultère ; la forme verbale est brève et absolue, sans complément explicite.

Lo tignov emploie ganav, « voler/dérober » ; le contexte du Décalogue ne précise pas ici l’objet du vol.

Lo ta‘aneh… ‘ed shaw’ signifie littéralement « tu ne répondras pas contre ton prochain comme témoin de faux » ; shaw’ reprend le lexique de 5,11.

Deux verbes distincts sont employés : ḥamad pour convoiter la femme, ’awah pour désirer les biens ; il faut conserver cette variation lexicale en Philologique.

Qol gadol, « grande voix », qualifie la proclamation ; velo yasaf peut signifier « et il n’ajouta pas/continua pas », ambiguïté à ne pas surcharger. Le texte passe ensuite à l’écriture sur les tables.

Roshe shivtekhem, « têtes de vos tribus », désigne les responsables tribaux ; la proposition temporelle rattache leur approche à l’expérience du feu et de la voix.

Kavod et godel sont « gloire » et « grandeur » ; ha’adam désigne l’être humain. Le constat porte sur la possibilité paradoxale d’entendre Dieu et de vivre.

Le tour yosefim anaḥnu lishmoa‘ signifie littéralement « si nous ajoutons encore à entendre », c’est-à-dire si nous continuons ; tokhlenu décrit le feu comme dévorant.

Kol basar, « toute chair », est un idiome pour les êtres humains mortels ; Elohim ḥayyim, « Dieu vivant », contraste implicitement avec les divinités inertes.

La formule venishma‘nu ve‘asinu, « nous écouterons et nous ferons », associe réception et obéissance ; Moïse est explicitement constitué médiateur.

Qol divrekhem, « la voix de vos paroles », est un idiome pour leur discours ; hetivu kol asher dibberu signifie qu’ils ont « bien fait » dans ce qu’ils ont dit.

Mi yitten, littéralement « qui donnera ? », fonctionne comme optatif : « si seulement… ». Zeh levavam, « ce cœur-là », vise une disposition durable d’obéissance.

Shuvu lakhem le’oholekhem, « retournez pour vous à vos tentes », marque la fin de l’audience directe du peuple.

Ha-mitswah est au singulier collectif, suivi de ḥuqqim et mishpatim ; Moïse reçoit la mission d’enseignement entre révélation et pratique dans le pays.

Oushmartem la‘asot, « gardez pour faire », reprend la formule d’obéissance ; droite/gauche forment un mérisme exprimant l’absence d’écart.

Bekhol hadderekh… telekhu, « dans tout le chemin… vous marcherez », transforme l’obéissance en métaphore de conduite ; vie, bien et durée des jours sont les trois effets énoncés.

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