Deutéronome
IntroductionDeutéronome 22
Analyse du texte source · restitution Philologique
Hashév tashivem est une construction emphatique : « ramener, tu les ramèneras ». Hit‘allem signifie se dérober ou faire comme si l’on n’avait pas vu.
Darash peut signifier rechercher ou réclamer. Le gardien devient responsable du bien jusqu’à identification du propriétaire.
’Avedah désigne la chose perdue. La règle généralise le devoir de restitution active.
Haqem taqim est emphatique : « relever, tu relèveras », avec le propriétaire.
Keli-gever est plus large que « vêtement » : objet, équipement, parure ou article associé à l’homme. Simlat ’ishah désigne explicitement un vêtement féminin.
La loi distingue la prise de la progéniture de la préservation de la mère reproductrice.
Shalleaḥ teshalleḥ, « renvoyer, tu renverras », renforce l’obligation.
Ma‘aqeh est un parapet ou garde-corps. Damim désigne ici une culpabilité de sang créée par une négligence évitable.
Kil’ayim désigne le mélange d’espèces. Tiqdash, « devenir saint/consacré », implique ici perte d’usage ordinaire de la récolte.
L’interdit porte sur l’attelage conjoint de deux espèces pour le labour.
Sha‘atnez est un terme technique d’étymologie incertaine ; le texte l’explicite comme laine et lin ensemble.
Gedilim désigne des cordons ou franges torsadées ; kanfot, littéralement « ailes », désigne les coins du vêtement.
Laqah ’ishah est l’expression matrimoniale ; « aller vers elle » est un euphémisme sexuel.
Betulim désigne ici des signes socialement reconnus de virginité invoqués comme preuve ; le mot ne doit pas être réduit à une donnée anatomique moderne.
Le texte parle des betulei de la jeune femme, matérialisés au v. 17 par un tissu présenté dans la procédure judiciaire.
La plainte est portée par le père dans la structure familiale et judiciaire décrite par le texte.
Le vêtement fonctionne comme pièce probatoire dans cette procédure ; la traduction n’en déduit pas davantage que le texte.
Yisseru, racine ysr, indique une correction disciplinaire ou sanction sans précision supplémentaire.
Le texte combine sanction pécuniaire et interdiction de divorce pour l’accusateur reconnu mensonger.
La condition judiciaire inverse le verdict précédent ; le terme betulim reste celui du texte.
Zanah a une gamme large, de prostitution à inconduite sexuelle. Nebalah désigne une infamie ou conduite honteuse grave dans le cadre social ancien.
Be‘ulat-ba‘al désigne idiomatiquement une femme mariée, littéralement une femme « possédée par un mari » dans la structure juridique antique.
Me’orashah indique des fiançailles juridiquement contraignantes dans ce système social.
Le droit ancien utilise l’absence de cri en ville comme élément de présomption. ‘Innah signifie humilier/affliger et ne doit pas être adouci.
Ḥeḥeziq bah, « se rendre fort sur elle », marque explicitement la contrainte ; le verdict exonère la jeune femme.
La comparaison avec l’homicide qualifie explicitement la jeune femme comme victime non coupable.
Le texte présume le cri et l’absence de moshia‘, « sauveteur/délivreur ».
Taphas signifie « saisir, prendre ». Contrairement au v. 25, ḥazaq, marqueur explicite de contrainte violente, n’est pas employé ; la traduction conserve cette différence lexicale sans trancher au-delà du texte.
‘Innah, « humilier/affliger », est le motif explicite de l’obligation matrimoniale et de l’interdiction de divorce dans cette législation ancienne.