Deutéronome
IntroductionDeutéronome 16
Analyse du texte source · restitution Philologique
Abib désigne le mois de l’épi/printemps dans l’ancien calendrier. Shamor, « garde », implique l’observance attentive du temps cultuel.
Tso’n ouvaqar associe petit et gros bétail dans la formulation deutéronomique du sacrifice pascal centralisé au lieu choisi.
Leḥem ‘oni peut se rendre « pain d’affliction/détresse ». Ḥippazon exprime la hâte/précipitation de la sortie d’Égypte.
Se’or est le ferment/levain. Lo yalin signifie ne pas passer la nuit, donc ne pas conserver jusqu’au matin.
Be’aḥad she‘arekha, « dans l’une de tes portes », signifie dans une localité quelconque ; le verset l’oppose au lieu cultuel choisi.
Mo‘ed tsetekha signifie « temps fixé de ta sortie ». Kevo hashemesh, « au coucher/à l’entrée du soleil », situe le rite au commencement du soir.
Bishshalta dérive de bashal, cuire/préparer ; le texte n’exige pas ici de préciser davantage le procédé culinaire. La matinée marque le retour vers les tentes.
‘Atseret désigne une assemblée/clôture cultuelle. Le septième jour combine cessation du travail et conclusion de la fête.
Shavu‘ot signifie « semaines ». Le décompte commence mehaḥel ḥermesh baqqamah, lorsque la faucille commence dans la récolte sur pied.
Missat nidvat yadekha est une expression rare, probablement « mesure/proportion de l’offrande volontaire de ta main » ; le montant reste proportionné à la bénédiction reçue.
La joie cultuelle inclut dépendants du foyer, lévite et triade ger–yatom–almanah. Cette inclusion sociale fait partie intégrante de la célébration.
Le rappel de l’esclavage sert de fondement à l’observance. Shamar et ‘asah, « garder » et « faire », sont de nouveau associés.
Ḥag hassukkot est la fête des Tentes/Cabanes. Elle est située après les récoltes de l’aire et du pressoir.
La liste sociale reprend celle de la fête des Semaines, soulignant que la joie cultuelle est communautaire et inclut les groupes sans terre ou vulnérables.
Wehayita ’akh sameaḥ peut se rendre « tu seras seulement/pleinement joyeux ». La bénédiction agricole et la joie sont mises en relation directe.
Zekhurekha signifie « tout mâle parmi toi ». Yera’eh peut se lire dans la dynamique « paraître/être vu » devant la face de YHWH. Reqam signifie « vide ».
Mattanat yado ne fixe aucun montant uniforme ; le don est mesuré selon birkat YHWH, la bénédiction reçue.
Shofetim sont les juges ; shoterim, les officiers/agents. Mishpat tsedeq signifie « jugement de justice », c’est-à-dire jugement juste.
Lo takkîr panim, littéralement « ne reconnais pas les visages », interdit la partialité. Shoḥad est le présent corrupteur ; sallef signifie tordre/pervertir.
Tsedeq tsedeq tirdof répète « justice » pour l’emphase. Radaph, « poursuivre », exprime une recherche active de la justice.
La syntaxe associe ’asherah et kol-‘ets ; elle peut viser un arbre ou objet/poteau cultuel associé à Ashéra. La traduction évite d’en préciser la forme au-delà du texte.
Matsevah désigne une stèle dressée. Dans ce contexte de centralisation cultuelle, elle est explicitement interdite.