Daniel
IntroductionDaniel 11
Analyse du texte source · restitution Philologique
Le locuteur est le messager de Daniel 10. Maḥaziq / ma‘oz : fortifier et soutenir.
Yavan : Grèce/Ionie. Le texte ne nomme pas les quatre souverains individuellement.
Le thème « faire selon sa volonté » reviendra pour les souverains hellénistiques.
’Aḥarit peut signifier postérité/avenir. Le texte souligne la discontinuité dynastique.
« Sud » correspond à l’Égypte depuis le point de vue de Juda ; « Nord » au royaume séleucide syrien.
Meysharim : accord/équité. Le sujet exact de « celui qui l’engendra » est discuté selon les lectures textuelles.
Neṣer shorasheha : rejeton de ses racines, expression dynastique.
Le butin cultuel est un marqueur classique de victoire dans le monde ancien.
Le sujet est compris comme le roi du Nord d’après la séquence.
Le singulier après « ses fils » signale probablement que l’un des fils devient acteur principal.
Wayyitmarmer : être exaspéré, même verbe que Dan 8,7.
Lo ya‘oz : il ne deviendra pas durablement puissant.
Le pluriel ‘ittim shanim indique un intervalle de plusieurs années.
Bene pariṣe ‘ammekha : « fils des violents de ton peuple », expression négative malgré leur prétention à « accomplir la vision ».
Solelah : rampe de siège. ‘Am mivḥarayw : troupes d’élite.
’Ereṣ haṣṣevi : « le pays de la beauté / splendeur », désignation de la terre de Juda dans Daniel.
Bat hannashim, « fille des femmes », désigne une princesse. L’expression lehashḥitah suggère une intention politique de corruption ou de destruction.
Qatsin : chef / commandant. Le jeu sur ḥerpah, « opprobre », souligne l’humiliation retournée au conquérant.
La formule « il ne sera pas trouvé » marque une disparition définitive de la scène narrative.
Ma‘avir noges : « faisant passer un exacteur / oppresseur », expression fiscale probable.
Ḥalaqlaqqot : flatteries / intrigues / duplicité, terme clé de la stratégie du souverain.
Negid berit : « prince de l’alliance ». L’identité historique est discutée, mais la traduction conserve le titre.
Me‘aṭ goy : « peu de peuple / petit groupe ». La montée en puissance est disproportionnée à son soutien initial.
Mishmanne medinah : « parties grasses / riches de la province ». Le terme ‘et limite explicitement cette phase.
Maḥashavot : plans / complots. Le texte insiste sur la dimension politique de l’effondrement.
’Okhlei pat-bago : « ceux qui mangent son mets royal », c’est-à-dire ses proches courtisans.
Mo‘ed : temps fixé / rendez-vous. Le terme inscrit les événements dans une temporalité limitée.
Berit qodesh : « alliance sainte », expression qui désigne l’ordre religieux d’Israël.
La formule oppose explicitement deux campagnes sans détailler encore la cause du changement.
Kittim désigne ici une puissance maritime occidentale. Historiquement, le passage est couramment lié à l’intervention romaine de 168 av. J.-C.
Ha-tamid : « le perpétuel », désignation abrégée de l’offrande quotidienne. Shiqquts meshomem : « abomination qui dévaste / dévastatrice ».
Yode‘ei ’elohaw : « ceux qui connaissent leur Dieu ». Le verbe ḥazaq exprime la fermeté ou la résistance.
Maskile ‘am : « les sages / intelligents du peuple », groupe important aussi en Dan 12,3.10.
‘Ezer me‘at : « une petite aide ». La répétition du vocabulaire des ḥalaqlaqqot signale des adhésions douteuses.
Ṣaraf / barar / laban : affiner, purifier, blanchir. La triple série donne une interprétation purificatrice de l’épreuve.
’El ’elim : « Dieu des dieux ». Neḥeratsah : ce qui est décidé/décrété, thème de limite souveraine de l’histoire.
Ḥemdat nashim, « désir des femmes », est obscur : divinité aimée, objet de désir ou référence cultuelle particulière. La traduction évite une identification non explicitée.
’Eloah ma‘uzzim : « dieu des forteresses ». L’expression ne donne pas à elle seule un nom divin.
Be-meḥir : pour un prix / en récompense. Le verset décrit une économie politique du patronage.
Yitnaggaḥ : se heurter / donner un coup de corne. Yista‘er : fondre comme une tempête.
Reshit bene ‘Ammon : « le premier / principal des fils d’Ammon », probablement la partie majeure ou dirigeante du territoire.
La formule « envoyer la main » exprime la prise de contrôle ou l’agression.
Mikhmanne : trésors cachés. Kush désigne la Nubie/Éthiopie ancienne selon le contexte biblique.
Ḥerem : vouer à destruction / interdit. Le terme intensifie la violence finale.
’Appadno : pavillon/palais-tente, mot d’origine étrangère. La formule finale « pas d’aide pour lui » souligne l’abandon absolu du souverain.