Amos 5

Analyse du texte source · restitution Philologique

Qinah : chant funèbre / lamentation. Le verbe nasa’ introduit une pièce poétique portée sur le destinataire.

Betulat Yisra’el : « vierge / jeune fille Israël », personnification nationale fréquente.

Le verset décrit probablement la réduction des contingents militaires après la guerre.

Dirshuni : impératif de darash, chercher / consulter YHWH.

Gilgal galoh yigleh : jeu sonore « Guilgal sera exilé ». Bethel / ’awen : la « maison de Dieu » devient « néant / faute ».

Pen-yitslaḥ ka’esh : « de peur qu’il ne fasse irruption / se précipite comme feu ».

La‘anah : absinthe, symbole d’amertume. Tsedaqah est ici la justice sociale concrète.

Kima et Kesil sont traditionnellement identifiés aux Pléiades et Orion, mais les identifications antiques ne sont pas totalement certaines.

Mavlig shod est difficile ; le sens général est l’irruption rapide de la destruction contre le puissant.

La porte urbaine est le lieu des décisions judiciaires et civiques.

Boshaskhem est rare, probablement « piétiner / imposer lourdement ». Mas’at bar : prélèvement / tribut de grain.

Kofer : rançon / pot-de-vin selon contexte. Hittu : détourner une cause, priver du droit.

Maskil : personne avisée / perspicace. Le silence décrit une société où parler expose au danger ou devient vain.

L’appel corrige une assurance religieuse automatique : « Dieu est avec nous » doit correspondre à la justice.

Hatsigu bashsha‘ar mishpat : « établissez le droit à la porte », c.-à-d. restaurez un tribunal juste.

Yode‘e nehi : professionnels du chant funèbre.

’E‘avor beqirbekh : « je passerai au milieu de toi », formule pouvant évoquer l’Exode, mais inversée contre Israël.

Le texte suppose une espérance déjà connue du « jour de YHWH » et la retourne contre ses destinataires.

Accumulation narrative destinée à nier toute possibilité de fuite.

Le parallélisme négatif insiste sur l’absence complète de lumière.

Lo ’ariaḥ, litt. « je ne sentirai pas », vise l’odeur agréable des sacrifices ou, plus largement, l’agrément cultuel.

Shélem meri’ekhem : sacrifice de communion / paix offert avec des animaux engraissés.

Hamon : foule / vacarme / abondance. L’ironie transforme le chant liturgique en nuisance sonore.

Naḥal ’etan : torrent puissant, pérenne ou encaissé ; l’idée est d’un flux irrésistible et non intermittent.

Question rhétorique difficile : elle peut suggérer que le culte sacrificiel n’était pas l’essentiel de la fidélité au désert.

Sikkut / Kiyyun sont textuellement et historiquement difficiles, souvent rapprochés de cultes astrals. Le MT les présente comme objets divinisés fabriqués.

Mehal’ah ledammaseq : « au-delà de Damas », formule volontairement ouverte sur la destination.

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