Amos
IntroductionAmos 4
Nuances du texte source · restitution Déployée
Écoutez cette parole, vaches du Bashân, sur la montagne de Samarie : vous opprimez les faibles, écrasez les pauvres et dites à vos maîtres, à vos maris : « Fais venir, et buvons ! »
Le luxe de Samarie débouche sur une scène d’exil brutal, exprimée par l’imagerie de la capture de poissons.
La ville éventrée ne permet plus une sortie ordonnée par les portes : les captives passent directement par les brèches.
Le prophète emploie l’ironie : il invite à intensifier un culte que Dieu rejette parce qu’il accompagne l’injustice.
Le problème n’est pas l’absence de religion mais une religion démonstrative, satisfaite d’elle-même et coupée de la justice.
« Dents propres » est une image ironique de famine : elles ne sont pas salies parce qu’il n’y a rien à manger.
Je vous ai aussi refusé la pluie trois mois avant la moisson. J’ai fait pleuvoir sur une ville et pas sur une autre ; une parcelle recevait la pluie, l’autre se desséchait.
La pénurie déplace des populations entières mais ne produit toujours pas la conversion attendue.
Le jugement touche successivement les cultures majeures du pays, mais le refrain souligne l’échec de l’avertissement.
Le langage évoque les plaies d’Égypte, mais Israël se trouve désormais du côté de ceux qui refusent de revenir à Dieu.
Même une catastrophe comparable à Sodome n’a laissé qu’un reste rescapé sans produire le retour recherché.
C’est pourquoi je vais agir ainsi envers toi, Israël. Et puisque je vais agir ainsi envers toi, prépare-toi à rencontrer ton Dieu, Israël !
Une doxologie conclut la section en identifiant le juge d’Israël comme Créateur souverain du cosmos et connaisseur de l’humain.