Amos
IntroductionAmos 1
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Le titre situe Amos hors des institutions prophétiques : il vient de Teqoa et appartient au monde pastoral. Son activité est datée par deux règnes et par le souvenir d’un séisme.
Il dit : Le SEIGNEUR rugit depuis Sion et donne de Jérusalem sa voix ; les pâturages des bergers prennent le deuil, et le sommet du Carmel se dessèche.
Ainsi parle le SEIGNEUR : Pour trois transgressions de Damas, et pour quatre, je ne ramènerai pas, je ne retirerai pas mon jugement, parce qu’ils ont broyé Galaad avec des instruments de battage dentés de fer.
Le feu figure la destruction militaire de la dynastie araméenne.
Le jugement atteint les centres de pouvoir d’Aram et s’achève par l’exil du peuple vers Qir.
Le grief vise le commerce ou transfert de populations capturées, livrées collectivement à Édom.
La fortification elle-même ne protégera pas Gaza.
J’exterminerai l’habitant d’Ashdod et celui qui tient le sceptre à Ashqelôn ; je tournerai ma main contre Éqrôn, et le reste des Philistins disparaîtra, dit le Seigneur DIEU.
Le commerce de captifs est aggravé par la violation d’un lien d’alliance présenté comme fraternité politique.
Même la puissance fortifiée de Tyr n’échappe pas au schéma de jugement.
Ainsi parle le SEIGNEUR : Pour trois crimes d’Édom, et même pour quatre, je ne révoquerai pas mon jugement : il a poursuivi son frère avec l’épée, étouffé sa compassion, entretenu sa colère sans fin et gardé sa fureur pour toujours.
Témân et Botsra représentent deux centres d’Édom.
Ainsi parle le SEIGNEUR : Pour trois transgressions des fils d’Ammon, et pour quatre, je ne ramènerai pas, je ne retirerai pas mon jugement, parce qu’ils ont éventré les femmes enceintes de Galaad afin d’élargir leur frontière.
La destruction de la capitale ammonite est décrite avec le vacarme et la violence d’une tempête militaire.
Le jugement se conclut par la déportation de l’autorité politique.