Abdias
IntroductionAbdias 1
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Voici la vision confiée à Abdias au sujet d’Édom. Le Seigneur DIEU annonce qu’un message venu du SEIGNEUR circule parmi les peuples et les appelle à se lever ensemble pour combattre Édom.
Dieu dit à Édom : « Je vais réduire ton importance parmi les nations ; toi qui te croyais considérable, tu deviendras un peuple profondément méprisé. »
Ton orgueil t’a trompé. Parce que tu habites dans les refuges du rocher et sur des hauteurs difficiles d’accès, tu t’imagines que personne ne pourra jamais te faire descendre de là.
Tu pourrais t’élever aussi haut qu’un aigle et installer ton nid parmi les étoiles : même de là, je te ferais redescendre, déclare le SEIGNEUR.
Un voleur ne prend que ce qu’il convoite, et des vendangeurs laissent encore quelques grappes. Mais lorsque ton tour viendra, Édom, rien ne sera épargné : ta dévastation sera totale.
Tout ce qui appartenait à Ésaü sera fouillé ; même les réserves les mieux cachées seront découvertes et mises au jour.
Ceux sur qui tu comptais te repousseront jusqu’à tes frontières. Tes alliés et tes amis te tromperont et prendront le dessus sur toi ; même ceux qui partageaient ton pain prépareront ta chute, et tu ne la verras pas venir.
Quand ce jour arrivera, déclare le SEIGNEUR, je ferai disparaître d’Édom ceux que l’on tenait pour sages ; sur la montagne d’Ésaü, l’intelligence stratégique ne servira plus à rien.
Même tes combattants les plus réputés seront saisis de terreur, Témân. Alors la montagne d’Ésaü sera privée de défenseurs, et ses hommes tomberont dans le massacre.
Tout cela t’arrive à cause de la violence commise contre Jacob, ton propre frère. La honte te recouvrira, et ta puissance sera retranchée durablement.
Quand des étrangers ont pillé Jérusalem, franchi ses portes et se sont partagé son butin, tu es resté à distance. Mais en refusant d’aider ton frère, tu t’es comporté comme l’un des envahisseurs.
Tu n’aurais pas dû regarder avec satisfaction le malheur de ton frère, ni te réjouir de la ruine des fils de Juda, ni profiter de leur détresse pour triompher par tes paroles.
Tu n’aurais pas dû entrer toi-même dans la ville de mon peuple au jour de sa catastrophe, contempler sa misère avec les autres et mettre la main sur ses biens au moment de sa ruine.
Tu n’aurais pas dû attendre aux passages pour tuer ceux qui parvenaient à fuir, ni livrer aux ennemis les survivants qui cherchaient à échapper au désastre.
Car le jour où le SEIGNEUR jugera les nations approche. Ce que tu as fait aux autres te sera rendu : les conséquences de tes propres actes retomberont sur toi.
Vous avez célébré votre victoire sur ma montagne sainte ; désormais les nations devront, elles aussi, boire la coupe de leur jugement. Elles boiront jusqu’à chanceler et finiront comme si leur puissance n’avait jamais existé.
Mais la montagne de Sion ne restera pas abandonnée : des rescapés y trouveront refuge, elle sera de nouveau consacrée, et la maison de Jacob reprendra ce qui lui appartenait.
Jacob deviendra comme un feu et Joseph comme une flamme ; face à eux, la maison d’Ésaü sera comme de la paille. Ils l’embraseront et la consumeront, jusqu’à ce qu’aucun survivant d’Ésaü ne demeure. Le SEIGNEUR l’a déclaré.
Le pays sera redistribué aux populations restaurées : le Néguev s’étendra sur la montagne d’Ésaü, la Shéphéla sur le territoire philistin, Éphraïm et Samarie seront repris, et Benjamin recevra Galaad.
Même les Israélites dispersés loin de leur terre reviendront prendre part à cette restauration : ceux qui vivent jusqu’à Sarepta, comme les exilés de Jérusalem établis à Sepharad, recevront de nouveau des villes dans le Néguev.
Des libérateurs monteront à Sion et exerceront le jugement sur la montagne d’Ésaü. Mais le dernier mot ne reviendra ni à Jacob ni à Ésaü : le règne appartiendra au SEIGNEUR.