2 Samuel
Introduction2 Samuel 3
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
La guerre entre les maisons de Saül et de David se prolongea : David devenait progressivement plus fort, tandis que la maison de Saül s’affaiblissait.
À Hébron naquit Amnon, fils d’Ahinoam.
Puis Kiléab, fils d’Abigaïl, et Absalom, fils de Maaka, fille du roi de Gueshour.
Puis Adonias, fils de Haggith, et Shephatya, fils d’Abital.
Enfin Yitréam, fils d’Égla.
Durant la guerre civile, Abner devint de plus en plus puissant dans la maison de Saül.
Ish-Bosheth l’accusa d’avoir eu des relations avec Ritspa, concubine de Saül, geste qui pouvait avoir une portée dynastique sans que le texte en explicite ici l’intention.
Abner entra dans une violente colère et rappela sa fidélité à la maison de Saül, refusant d’être traité comme un traître vendu à Juda.
Il jura alors d’accomplir pour David ce que le SEIGNEUR avait annoncé.
Il transférerait la royauté de la maison de Saül à David sur Israël et Juda, de Dan à Beer-Shéba.
Ish-Bosheth, qui avait peur d’Abner, ne put lui répondre.
Abner envoya donc des messagers à David pour proposer une alliance et promettre de rallier Israël à lui.
David accepta à une condition : Mikal, fille de Saül, devait lui être rendue.
Il adressa la même demande à Ish-Bosheth, rappelant avoir acquis Mikal par les cent prépuces philistins exigés, alors que 1 Samuel 18 raconte qu’il en apporta deux cents.
Ish-Bosheth fit donc retirer Mikal à son mari Paltiel.
Paltiel la suivit en pleurant jusqu’à ce qu’Abner lui ordonne de repartir.
Abner entreprit alors de convaincre les anciens d’Israël que David devait devenir roi.
Il invoqua une parole du SEIGNEUR présentant David comme celui par qui Israël serait sauvé des Philistins ; cette formulation exacte n’apparaît pas auparavant dans le récit reçu.
Abner parla aussi à Benjamin puis se rendit à Hébron pour présenter à David l’accord d’Israël.
David reçut Abner et ses vingt hommes par un festin.
Abner promit de rassembler tout Israël afin qu’il conclue alliance avec David et le reconnaisse comme roi.
Après son départ pacifique, Joab revint d’une expédition avec un grand butin.
On l’informa qu’Abner était venu auprès de David et avait été renvoyé en paix.
Joab reprocha au roi de l’avoir laissé partir.
Il accusa Abner d’être venu espionner les mouvements de David.
Sans en informer David, Joab fit rappeler Abner depuis la citerne de Sira.
Lorsqu’Abner revint à Hébron, Joab l’attira à l’écart et le tua au ventre ou au flanc pour venger Asaël.
David déclara immédiatement son innocence et celle de son royaume devant le SEIGNEUR concernant le sang d’Abner.
Il prononça une malédiction sévère contre la maison de Joab ; l’un des termes de cette malédiction, lié au pelekh, reste particulièrement difficile à traduire exactement.
Le narrateur rappelle que Joab et Abishaï avaient agi en vengeance de leur frère Asaël.
David ordonna à Joab et au peuple de prendre le deuil et marcha lui-même derrière la civière d’Abner.
Abner fut enseveli à Hébron et David pleura sur son tombeau avec tout le peuple.
Le roi prononça une lamentation demandant si Abner devait mourir comme un insensé.
Il souligna qu’Abner n’était ni prisonnier ni enchaîné, mais était tombé devant des hommes injustes.
David refusa de manger avant le coucher du soleil malgré l’insistance du peuple.
Le peuple approuva son attitude et tout ce qu’il faisait parut bon à ses yeux.
Israël comprit ainsi que le meurtre d’Abner n’avait pas été ordonné par David.
David déclara qu’un prince et un grand homme était tombé en Israël.
Il reconnut aussi sa propre faiblesse politique malgré son onction royale face à la dureté des fils de Tserouya, et remit leur jugement au SEIGNEUR.