2 Samuel
Introduction2 Samuel 24
Nuances du texte source · restitution Déployée
Le MT dit que la colère de YHWH s’enflamma contre Israël et « il incita [wayyaset] David » à compter le peuple. 1 Ch 21,1 attribue l’incitation à un `satan`. La V1 conserve ici 2 Samuel sans harmonisation.
`paqad` signifie ici recenser / passer en revue ; le récit porte moins sur l’arithmétique elle-même que sur l’acte royal de dénombrer la force nationale.
Joab dit au roi : « Que le SEIGNEUR ton Dieu multiplie le peuple cent fois autant, et que les yeux de mon seigneur le roi le voient ! Mais pourquoi mon seigneur le roi prend-il plaisir à cette chose ? »
Cependant la parole du roi l’emporta sur Joab et sur les chefs de l’armée. Joab et les chefs de l’armée sortirent de devant le roi pour recenser le peuple, Israël.
Ils traversèrent le Jourdain et campèrent à Aroër, au sud de la ville qui est au milieu du torrent de Gad, puis vers Yazer.
`’erets Taḥtim Ḥodshi` et `Dan-Ya‘an` sont des toponymes/lectures textuellement difficiles ; ils sont conservés provisoirement.
Ils arrivèrent à la forteresse de Tyr, dans toutes les villes des Hivvites et des Cananéens, puis sortirent vers le Néguev de Juda, à Bersabée.
Ils parcoururent tout le pays et revinrent à Jérusalem au bout de neuf mois et vingt jours.
Les chiffres 800 000 pour Israël et 500 000 pour Juda diffèrent de 1 Ch 21,5 ; aucune harmonisation n’est introduite.
« Le cœur de David le frappa [wayyakh lev-David] » : idiome de conscience/remords. `he‘aver-na et-‘awon` : fais passer/enlève la faute.
Quand David se leva le matin, la parole du SEIGNEUR fut adressée au prophète Gad, le voyant de David :
« Va dire à David : Ainsi parle le SEIGNEUR : Je mets devant toi trois choses ; choisis-en une, et je te la ferai. »
Le MT lit « sept années » de famine ; 1 Ch 21,12 et plusieurs témoins de Samuel ont trois années. Le chiffre massorétique est conservé et signalé.
`raḥamaw rabbim` : ses compassions/miséricordes sont nombreuses. David oppose la main de YHWH à la main humaine.
Le SEIGNEUR envoya la peste en Israël, depuis le matin jusqu’au temps fixé. Du peuple moururent, de Dan à Bersabée, soixante-dix mille hommes.
« Le SEIGNEUR se ravisa / eut compassion [wayyinnaḥem] au sujet du mal [ra‘ah] » : même radical `n-ḥ-m` déjà rencontré en Genèse et 1 Samuel ; ne pas l’aplatir doctrinalement.
David reprend l’image pastorale : « ces brebis [ha-tson], qu’ont-elles fait ? » Il assume explicitement la culpabilité du recensement.
Ce jour-là, Gad vint auprès de David et lui dit : « Monte et dresse un autel au SEIGNEUR sur l’aire d’Arauna le Jébusite. »
David monta selon la parole de Gad, comme le SEIGNEUR l’avait ordonné.
Arauna regarda et vit le roi et ses serviteurs qui passaient vers lui. Arauna sortit et se prosterna devant le roi, face contre terre.
L’aire d’Arauna devient le lieu où la plaie s’arrête ; sa relation avec la tradition du futur site du Temple apparaît explicitement en 1 Ch 21–22, pas encore formulée ici.
Arauna dit à David : « Que mon seigneur le roi prenne et offre ce qui est bon à ses yeux. Voici les bœufs pour l’holocauste, et les traîneaux à battre et l’attelage des bœufs pour le bois.
La syntaxe « le tout, Arauna le roi donna au roi » est étrange ; `ha-melekh` peut être titre appliqué à Arauna ou élément textuel difficile. Lecture non dogmatique.
David paie cinquante sicles d’argent pour « l’aire et les bœufs ». 1 Ch 21,25 parle de six cents sicles d’or pour « le lieu » ; les objets et montants ne sont pas identiques et doivent être comparés au bilan.
`wayye‘ater YHWH la’arets` : YHWH se laisse fléchir / accueille la supplication pour le pays ; la plaie est retenue [te‘atser].