2 Samuel

Introduction

2 Samuel 22

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

David adressa ce chant au SEIGNEUR après avoir été délivré de tous ses ennemis et de Saül.

Il proclame le SEIGNEUR comme son rocher, sa forteresse et son libérateur.

Son Dieu est le roc où il trouve refuge, son bouclier, la corne de son salut, sa haute retraite et celui qui le délivre de la violence.

Il invoque le SEIGNEUR digne de louange et reçoit le salut contre ses ennemis.

La mort l’avait entouré comme des vagues, et des torrents de destruction ou de Bélial l’avaient terrifié.

Les liens du Shéol et les pièges de la mort l’avaient encerclé.

Dans cette détresse, David cria vers le SEIGNEUR, qui entendit sa voix depuis son temple.

Le poème déploie alors une théophanie cosmique : terre et fondements des cieux tremblent sous la colère divine.

Une fumée monte de ses narines et un feu dévorant sort de sa bouche ; l’image exploite le lien hébreu entre narine et colère.

Dieu incline les cieux et descend au milieu d’une nuée épaisse.

Il chevauche un chérubin et vole sur les ailes du vent.

Il s’entoure de ténèbres, d’eaux profondes et de nuages épais.

Des charbons de feu jaillissent de l’éclat qui le précède.

Le SEIGNEUR tonne depuis le ciel et le Très-Haut fait entendre sa voix.

Ses flèches et ses éclairs dispersent les ennemis.

Les lits de la mer et les fondements du monde apparaissent sous la puissance de son souffle.

D’en haut, Dieu tend la main, saisit David et le retire des grandes eaux.

Il le délivre d’ennemis plus puissants que lui.

Au jour du malheur, le SEIGNEUR devient son appui.

Il le fait sortir au large et le délivre parce qu’il prend plaisir en lui.

David décrit cette délivrance comme une réponse du SEIGNEUR à sa justice et à la pureté de ses mains.

Il affirme avoir gardé les voies du SEIGNEUR sans se détourner vers la culpabilité.

Les jugements et prescriptions de Dieu sont restés devant lui.

Il se dit intègre envers Dieu et gardé de sa faute ; cette intégrité désigne ici une fidélité vécue, non une perfection abstraite.

Le refrain revient : le SEIGNEUR lui rend selon sa justice et sa pureté devant ses yeux.

Avec le fidèle, Dieu se montre fidèle ; avec l’intègre, intègre.

Avec le pur, il se montre pur ; face au tortueux, le poème emploie une formulation paradoxale indiquant qu’il sait déjouer la perversité.

Il sauve le peuple humilié et abaisse les hautains.

Le SEIGNEUR est la lampe de David et illumine ses ténèbres.

Avec Dieu, David peut courir contre une troupe et franchir une muraille.

La voie de Dieu est intègre, sa parole éprouvée ; il protège ceux qui trouvent refuge en lui.

Le chant demande : qui est Dieu sinon le SEIGNEUR, et qui est un roc sinon notre Dieu ?

Dieu est la forteresse puissante de David et rend sa voie sûre ou intègre, dans une formulation hébraïque difficile.

Il rend ses pieds semblables à ceux des biches et l’établit sur les hauteurs.

Il entraîne ses mains au combat jusqu’à lui permettre de bander un arc de bronze.

Dieu lui donne le bouclier de son salut ; l’expression décrivant ce qui « le grandit » demeure difficile et diffère légèrement du parallèle du Psaume 18.

Il élargit le chemin sous ses pas afin qu’il ne chancelle pas.

David poursuit ses ennemis jusqu’à leur destruction.

Il les frappe jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus se relever.

Dieu le ceint de force pour le combat et fait plier ses adversaires.

Ses ennemis lui tournent le dos et ceux qui le haïssent sont défaits.

Ils cherchent du secours sans en trouver et crient vers le SEIGNEUR sans recevoir de réponse.

Le poème emploie des images militaires extrêmes : ennemis broyés comme poussière et piétinés comme boue.

Dieu délivre David des querelles de son peuple et le garde comme tête des nations.

Des peuples étrangers se soumettent à lui dès qu’ils entendent parler de sa puissance, même si le verbe peut impliquer une soumission contrainte ou feinte.

Ils dépérissent et sortent tremblants de leurs forteresses, selon un verbe difficile.

Le chant proclame : le SEIGNEUR est vivant, béni soit mon roc, exalté soit le Dieu de mon salut.

Dieu accorde à David vengeance et domination sur les peuples.

Il le délivre de ses ennemis et de l’homme violent.

C’est pourquoi David célèbre le SEIGNEUR parmi les nations et chante son nom.

Le chant se ferme sur les grandes délivrances accordées au roi et sur la fidélité bienveillante envers son oint, David, et sa descendance pour toujours.

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