2 Samuel
Introduction2 Samuel 1
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Après la mort de Saül, David revint de sa victoire sur Amalec et resta deux jours à Tsiqlag.
Le troisième jour, un homme arriva du camp de Saül, vêtements déchirés et terre sur la tête, puis se prosterna devant David.
David lui demanda d’où il venait ; il répondit s’être échappé du camp d’Israël.
Il annonça la défaite d’Israël et la mort de nombreux combattants, ainsi que celles de Saül et Jonathan.
David lui demanda comment il savait que Saül et Jonathan étaient morts.
L’homme raconta qu’il s’était trouvé par hasard sur le mont Guilboa et avait vu Saül appuyé sur sa lance tandis que les ennemis approchaient. Son récit diffère de 1 Samuel 31 et doit être conservé comme son propre témoignage.
Saül l’aurait alors appelé.
L’homme lui aurait révélé qu’il était Amalécite.
Selon son récit, Saül lui demanda de l’achever parce qu’il était encore vivant mais saisi d’une agonie décrite par un mot rare.
L’Amalécite affirme donc avoir tué Saül et pris son diadème et son bracelet pour les apporter à David ; le narrateur rapporte ici son témoignage sans harmoniser avec 1 Samuel 31.
David déchira ses vêtements, et ses hommes firent de même.
Ils pleurèrent, jeûnèrent et menèrent deuil jusqu’au soir pour Saül, Jonathan, le peuple du SEIGNEUR et la maison d’Israël.
David demanda ensuite à l’homme son origine ; il se déclara fils d’un immigrant amalécite.
David lui reprocha de ne pas avoir craint de porter la main sur l’oint du SEIGNEUR.
Il ordonna alors à l’un de ses jeunes hommes de le frapper, et l’homme mourut.
David expliqua que sa propre bouche l’avait condamné puisqu’il avait affirmé avoir tué l’oint du SEIGNEUR.
David prononça ensuite une lamentation sur Saül et Jonathan.
Il ordonna qu’elle soit enseignée aux Judéens sous le titre « L’Arc », selon une compréhension probable du mot hébreu, et le texte renvoie au Livre du Juste.
Le poème pleure la splendeur d’Israël tombée sur les hauteurs et répète : comment les héros sont-ils tombés ?
Il demande que la nouvelle ne soit pas proclamée à Gath ou Ashqelôn afin que les Philistins ne se réjouissent pas.
Les montagnes de Guilboa sont maudites poétiquement : là fut souillé le bouclier des héros, le bouclier de Saül.
Le poème célèbre l’arc de Jonathan et l’épée de Saül comme des armes qui ne reculaient pas devant l’ennemi.
Saül et Jonathan sont décrits comme aimés et agréables, rapides comme les aigles et forts comme les lions ; l’éloge funèbre ne résume pas moralement tout le règne de Saül.
Les filles d’Israël sont appelées à pleurer Saül, associé aux vêtements précieux et aux ornements.
Le refrain revient : comment les héros sont-ils tombés, et Jonathan transpercé sur les hauteurs.
David dit sa douleur pour Jonathan, son frère, et décrit son amour comme merveilleux et plus précieux que l’amour des femmes ; le verset exprime l’intensité de ce lien sans en préciser à lui seul une catégorie sexuelle.
La lamentation s’achève une dernière fois sur la chute des héros et la disparition des « instruments de guerre », expression pouvant désigner aussi poétiquement les guerriers eux-mêmes.