2 Rois
Introduction2 Rois 2
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Au moment où le SEIGNEUR allait faire monter Élie au ciel dans le tourbillon, Élie et Élisée quittèrent Guilgal.
Élie demanda à Élisée de rester là, mais celui-ci jura par la vie du SEIGNEUR et par celle de son maître qu’il ne le quitterait pas ; ils descendirent donc à Béthel.
Les fils des prophètes de Béthel avertirent Élisée que le SEIGNEUR allait prendre son maître au-dessus de sa tête ce jour-là ; Élisée répondit qu’il le savait déjà.
Élie voulut encore le laisser derrière lui avant Jéricho, mais Élisée répéta son serment de fidélité.
Les fils des prophètes de Jéricho répétèrent le même avertissement sur le départ imminent d’Élie.
Une troisième fois, avant le Jourdain, Élie demanda à Élisée de rester ; une troisième fois, Élisée refusa de le quitter.
Cinquante fils des prophètes les suivirent à distance jusqu’au Jourdain.
Élie roula son manteau et frappa les eaux, qui se séparèrent, permettant aux deux hommes de traverser à sec.
De l’autre côté, Élie demanda ce qu’il pouvait faire pour Élisée avant son départ. Élisée demanda une double part de son esprit, expression d’héritage pouvant signaler la part de l’héritier principal plutôt qu’une puissance simplement « doublée ».
Élie répondit que la demande était difficile et que sa réalisation serait confirmée si Élisée voyait son enlèvement.
Alors qu’ils marchaient encore en parlant, un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent ; Élie, lui, monta au ciel dans le tourbillon, et non explicitement dans le char.
Élisée cria : « Mon père, mon père ! Char d’Israël et ses cavaliers ! » Puis il déchira ses vêtements lorsqu’il ne vit plus Élie.
Il ramassa le manteau d’Élie tombé de dessus lui et revint au Jourdain.
Élisée frappa à son tour les eaux avec le manteau en demandant où était le SEIGNEUR, Dieu d’Élie ; les eaux se séparèrent et il traversa.
Les fils des prophètes reconnurent alors que l’esprit d’Élie reposait sur Élisée et se prosternèrent devant lui.
Ils proposèrent cependant d’envoyer cinquante hommes chercher Élie, pensant que l’esprit du SEIGNEUR avait pu le transporter ailleurs.
Élisée refusa d’abord, puis céda devant leur insistance ; ils cherchèrent trois jours sans rien trouver.
À leur retour, Élisée leur rappela qu’il leur avait dit de ne pas partir.
Les habitants de Jéricho expliquèrent ensuite que l’emplacement de leur ville était bon, mais que ses eaux étaient mauvaises et nuisaient à la fécondité du pays.
Élisée demanda un récipient neuf rempli de sel.
Il jeta le sel dans la source et annonça au nom du SEIGNEUR que les eaux étaient désormais « guéries », sans mort ni stérilité venant d’elles.
Le récit affirme qu’elles restèrent ainsi assainies jusqu’à son temps.
En montant vers Béthel, Élisée fut moqué par de jeunes gens qui criaient : « Monte, chauve ! » ; les termes employés ne permettent pas de les réduire automatiquement à de très petits enfants.
Élisée les maudit au nom du SEIGNEUR ; deux ourses sortirent de la forêt et déchirèrent quarante-deux d’entre eux. Le récit rapporte la violence sans expliquer moralement sa disproportion apparente.
Élisée se rendit ensuite au Carmel puis revint à Samarie.