2 Rois
Introduction2 Rois 19
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
À cette nouvelle, Ézéchias déchira ses vêtements, se couvrit de sac et entra dans le Temple.
Il envoya une délégation auprès du prophète Isaïe fils d’Amots.
Le message décrivait la crise comme un enfant arrivé à l’ouverture de la matrice sans force pour naître : le point décisif était atteint mais toute issue humaine manquait.
Ézéchias demanda qu’Isaïe prie pour le reste subsistant, espérant que le SEIGNEUR reprenne le blasphème assyrien contre le Dieu vivant.
Les serviteurs arrivèrent auprès d’Isaïe.
Isaïe leur répondit de ne pas craindre les paroles des serviteurs assyriens.
Le SEIGNEUR mettrait en Sennachérib un esprit ou une disposition, il entendrait une nouvelle, repartirait et finirait par tomber sous l’épée dans son propre pays.
Le Rab-Shaké retourna vers Sennachérib, qui avait quitté Lakish pour combattre Libna.
L’Assyrien apprit aussi que Tirhaqa de Koush avançait contre lui et envoya de nouveau des messagers à Ézéchias.
Le nouveau message répétait : que ton Dieu ne te trompe pas en te promettant le salut de Jérusalem.
Sennachérib invoquait encore la série impressionnante de ses conquêtes.
Il rappelait les nations dont les dieux n’avaient rien pu faire.
Il demandait où étaient passés leurs rois.
Ézéchias prit la lettre, la lut puis la déploya devant le SEIGNEUR dans le Temple.
Il pria le Dieu d’Israël qui siège sur les chérubins, seul Dieu de tous les royaumes et créateur du ciel et de la terre.
Il demanda au SEIGNEUR d’entendre les paroles de Sennachérib adressées contre le Dieu vivant.
Ézéchias reconnut que les rois assyriens avaient réellement dévasté de nombreux pays.
Mais il expliqua que les dieux détruits n’étaient que bois et pierre fabriqués par l’être humain.
Il demanda donc la délivrance afin que tous les royaumes sachent que le SEIGNEUR seul est Dieu.
Isaïe transmit alors la réponse : la prière d’Ézéchias avait été entendue.
L’oracle personnifie Sion comme une jeune femme qui se moque du conquérant assyrien.
Sennachérib n’avait pas simplement défié Juda : il avait élevé sa voix contre le Saint d’Israël.
Le texte cite ensuite les vantardises impériales sur les montagnes, les cèdres du Liban et les conquêtes.
Sennachérib se glorifiait même d’avoir maîtrisé les eaux et les canaux d’Égypte.
Mais l’oracle renverse sa lecture : ces conquêtes avaient été préparées depuis longtemps par le SEIGNEUR lui-même.
Les peuples vaincus avaient donc été faibles comme l’herbe brûlée avant de monter en épi.
Le SEIGNEUR affirme connaître entièrement les mouvements et la fureur de Sennachérib.
Il mettra un crochet à son nez et un mors à ses lèvres, image de capture retournée contre l’empire lui-même.
Un signe agricole est donné à Juda : deux années de repousses spontanées, puis retour aux semailles et vendanges normales la troisième année.
Le reste de Juda reprendra racine et portera de nouveau du fruit.
De Jérusalem sortira un reste, accompli par le zèle du SEIGNEUR des armées.
Sennachérib n’entrera donc pas dans la ville, n’y tirera pas de flèche et n’y élèvera pas de terrasse de siège.
Il repartira par le chemin de son arrivée.
Le SEIGNEUR protégera Jérusalem à cause de lui-même et de David son serviteur.
Cette nuit-là, le messager du SEIGNEUR frappa cent quatre-vingt-cinq mille hommes dans le camp assyrien ; le texte n’explique pas le mécanisme.
Sennachérib leva le camp, retourna en Assyrie et demeura à Ninive.
Plus tard, alors qu’il se prosternait dans le temple de son dieu Nisrok, ses propres fils l’assassinèrent ; Ésar-Haddôn lui succéda.