2 Rois
Introduction2 Rois 17
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Hoshéa fils d’Éla devint roi d’Israël à Samarie et régna neuf ans.
Il fit ce qui est mal aux yeux du SEIGNEUR, mais moins que plusieurs rois précédents.
Shalmanéser d’Assyrie monta contre lui, et Hoshéa devint son vassal en lui versant tribut.
Le roi assyrien découvrit cependant une conspiration : Hoshéa cherchait l’appui de l’Égypte et avait cessé de payer le tribut ; il fut arrêté et emprisonné.
L’Assyrie parcourut alors le pays et assiégea Samarie pendant trois ans.
La neuvième année de Hoshéa, Samarie tomba et les Israélites furent déportés en Assyrie, notamment à Halah, sur le Habor et dans les villes des Mèdes.
Le narrateur explique alors la chute : Israël avait péché contre le Dieu qui l’avait fait sortir d’Égypte et avait craint d’autres dieux.
Le peuple avait suivi les pratiques des nations dépossédées et celles instaurées par ses propres rois.
Il s’était bâti des hauts lieux dans tout le pays, jusque dans les plus petites installations défensives.
Stèles et ashéras avaient été dressées partout.
Israël avait brûlé de l’encens sur les hauts lieux comme les nations et commis ce que le récit juge mauvais.
Le peuple avait servi les idoles malgré l’interdiction explicite du SEIGNEUR.
Le SEIGNEUR avait pourtant averti Israël et Juda par prophètes et voyants de revenir de leurs mauvaises voies et de garder toute la Torah.
Ils n’avaient pas écouté et avaient raidi leur nuque.
Ils avaient rejeté prescriptions, alliance et témoignages, suivi le néant et étaient eux-mêmes devenus vains.
Ils avaient fabriqué deux veaux, une ashéra, adoré l’armée des cieux et servi Baal.
Ils avaient fait passer leurs enfants par le feu, pratiqué divination et présages et s’étaient « vendus » pour faire le mal.
Le SEIGNEUR éloigna donc Israël de sa face, ne laissant subsister que Juda.
Mais Juda lui-même n’avait pas gardé fidèlement les commandements et avait imité Israël.
Le jugement atteignit donc toute la descendance d’Israël.
Le narrateur remonte au schisme : Israël s’était arraché à la maison de David et Jéroboam l’avait détourné du SEIGNEUR.
Les Israélites avaient persisté dans cette voie.
Finalement, conformément aux avertissements prophétiques, Israël fut déporté en Assyrie.
Le roi d’Assyrie installa alors dans les villes de Samarie des populations venues de Babylone, Kouta, Avva, Hamath et Sefarvaïm.
Au début, ces populations ne craignaient pas le SEIGNEUR ; des lions les frappèrent.
Elles expliquèrent au roi d’Assyrie qu’elles ne connaissaient pas la « règle du dieu du pays », formule reflétant leur propre conception religieuse.
Le roi ordonna donc qu’un ancien prêtre déporté de Samarie retourne leur enseigner cette règle.
Un prêtre vint s’installer à Béthel et leur enseigna comment craindre le SEIGNEUR.
Mais chaque population conserva aussi ses propres dieux, installés dans les anciens hauts lieux.
Babyloniens, gens de Kout et de Hamath fabriquèrent chacun leurs divinités.
Les Avvites et Sefarvites firent de même, ces derniers brûlant même leurs enfants pour leurs dieux.
Ils craignaient en même temps le SEIGNEUR et instituèrent des prêtres pour les hauts lieux.
Le texte décrit ainsi un syncrétisme : craindre le SEIGNEUR tout en servant ses propres dieux.
Puis il corrige cette formulation : au sens d’une fidélité conforme à la Torah, ils ne craignaient pas réellement le SEIGNEUR.
L’alliance interdisait pourtant de craindre, servir ou adorer d’autres dieux.
C’est le SEIGNEUR, libérateur d’Égypte, que le peuple devait craindre et adorer.
Ses prescriptions, règles, Torah et commandements devaient être gardés durablement.
L’alliance ne devait pas être oubliée.
Le SEIGNEUR seul devait être craint, puisqu’il était le véritable délivreur.
Les populations n’écoutèrent pourtant pas et poursuivirent leurs anciennes pratiques.
Leur double pratique religieuse se transmit ainsi aux générations suivantes jusqu’au temps du narrateur.