2 Rois
Introduction2 Rois 10
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Achab avait encore soixante-dix fils à Samarie. Jéhu écrivit aux responsables de la ville, aux anciens et aux tuteurs chargés de ces princes.
Il leur rappela qu’ils disposaient des fils du roi, de chars, de chevaux, d’une ville fortifiée et d’armes.
Il les provoqua à choisir le meilleur héritier d’Achab, à le placer sur le trône et à combattre pour sa maison.
Les responsables furent terrifiés : deux rois venaient déjà de tomber devant Jéhu, comment pourraient-ils lui résister ?
Ils se déclarèrent donc serviteurs de Jéhu et renoncèrent à établir un autre roi.
Jéhu leur envoya une seconde lettre : s’ils étaient réellement avec lui, ils devaient lui apporter le lendemain les têtes des soixante-dix fils d’Achab.
Les notables exécutèrent cet ordre, égorgèrent les soixante-dix princes, mirent leurs têtes dans des paniers et les envoyèrent à Yizréel.
Jéhu fit disposer les têtes en deux tas à l’entrée de la porte jusqu’au matin.
Le lendemain, il déclara ironiquement au peuple : vous êtes justes ; moi, j’ai conspiré contre mon seigneur et je l’ai tué, mais qui a tué tous ceux-ci ?
Il interpréta la scène comme accomplissement intégral de la parole du SEIGNEUR prononcée par Élie contre la maison d’Achab.
Jéhu fit ensuite tuer à Yizréel tous les survivants de la maison d’Achab, ses grands, ses proches et ses prêtres.
Puis il partit vers Samarie et arriva en chemin à Beth-Eqed-des-Bergers.
Il y rencontra quarante-deux parents d’Ahazias de Juda venus saluer la famille royale d’Israël.
Jéhu les fit saisir vivants puis égorger près de la citerne de Beth-Eqed, sans en laisser un seul.
Il rencontra ensuite Yehonadab fils de Rékab et lui demanda si son cœur était droit envers le sien ; après leur accord, il le fit monter sur son char.
Jéhu l’invita à voir son « zèle pour le SEIGNEUR », revendication que le récit nuancera ensuite.
Arrivé à Samarie, il élimina encore tous les survivants d’Achab conformément à l’oracle d’Élie.
Jéhu annonça alors publiquement qu’Achab avait peu servi Baal, tandis que lui-même le servirait beaucoup.
Il convoqua tous les prophètes, serviteurs et prêtres de Baal sous prétexte d’un grand sacrifice ; le narrateur précise qu’il s’agissait d’une ruse pour les faire périr.
Une assemblée sacrée fut proclamée pour Baal.
Tous ses serviteurs vinrent et remplirent le temple.
Des vêtements cultuels leur furent distribués afin de les identifier.
Jéhu et Yehonadab vérifièrent qu’aucun serviteur du SEIGNEUR ne se trouvait parmi eux.
Jéhu plaça quatre-vingts hommes dehors avec l’ordre de tuer quiconque laisserait s’échapper un adorateur de Baal.
Après l’holocauste, les gardes entrèrent et massacrèrent tous les participants au fil de l’épée.
Ils sortirent ensuite les stèles de Baal et les brûlèrent.
Le temple lui-même fut démoli et transformé en latrines.
Ainsi Jéhu élimina le culte de Baal en Israël.
Mais il ne se détourna pas des veaux d’or de Béthel et Dan ni des péchés de Jéroboam.
Le SEIGNEUR reconnut néanmoins qu’il avait exécuté le jugement annoncé contre la maison d’Achab et lui promit quatre générations sur le trône.
Jéhu ne marcha pourtant pas de tout son cœur dans la Torah du SEIGNEUR et conserva les pratiques de Jéroboam.
Sous son règne, le SEIGNEUR commença à retrancher territorialement Israël, Hazaël frappant plusieurs régions.
Le pays à l’est du Jourdain, notamment Galaad et Bashân, fut particulièrement touché.
Le reste des actes et de la puissance de Jéhu est renvoyé aux chroniques d’Israël.
Jéhu mourut, fut enseveli à Samarie et Yoahaz son fils lui succéda.
Jéhu avait régné vingt-huit ans sur Israël.