2 Rois
Introduction2 Rois 9
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Élisée envoya en urgence l’un des fils des prophètes à Ramoth-de-Galaad avec une fiole d’huile.
Il devait trouver Jéhu, l’isoler de ses compagnons et le conduire dans une chambre retirée.
Là, il devait l’oindre roi sur Israël au nom du SEIGNEUR puis repartir immédiatement.
Le jeune prophète partit donc pour Ramoth.
Il trouva les chefs de l’armée réunis et demanda à parler à Jéhu en particulier.
Dans la maison, il versa l’huile sur sa tête et déclara : le SEIGNEUR, Dieu d’Israël, t’a oint roi sur son peuple.
Jéhu recevait la mission de frapper la maison d’Achab afin que soit vengé le sang des prophètes et serviteurs du SEIGNEUR tués sous Jézabel.
Toute la dynastie d’Achab devait disparaître.
Sa maison deviendrait semblable aux maisons de Jéroboam et de Baasha, elles aussi détruites.
Quant à Jézabel, les chiens la mangeraient à Yizréel et elle n’aurait pas de sépulture.
Quand Jéhu ressortit, ses collègues demandèrent ce que lui voulait « ce fou », terme péjoratif appliqué au prophète.
Jéhu finit par leur révéler qu’il avait été oint roi sur Israël.
Les officiers étendirent aussitôt leurs vêtements sous ses pieds, sonnèrent du shofar et proclamèrent : « Jéhu est roi ! »
Jéhu conspira donc contre Joram, tandis que l’armée gardait Ramoth-de-Galaad contre Hazaël.
Comme Joram se trouvait blessé à Yizréel, Jéhu exigea qu’aucun messager ne sorte de Ramoth pour l’avertir.
Il monta sur son char et partit pour Yizréel, où se trouvaient Joram et Ochozias.
Le guetteur de la tour aperçut la troupe approcher et un cavalier fut envoyé demander si tout allait bien.
Jéhu répondit : « Qu’as-tu à faire de la paix ? Passe derrière moi », et le messager ne revint pas.
Un second cavalier reçut exactement la même réponse.
Le guetteur finit par reconnaître la conduite frénétique de Jéhu, expression narrative d’impétuosité et non diagnostic mental.
Joram et Ochozias sortirent chacun sur son char et rencontrèrent Jéhu précisément dans la propriété de Naboth.
À la question « Est-ce la paix ? », Jéhu répondit qu’il ne pouvait y avoir de paix tant que duraient les prostitutions ou infidélités cultuelles et les sorcelleries de Jézabel.
Joram comprit qu’il s’agissait d’une trahison et tenta de fuir.
Jéhu banda son arc de toute sa force, frappa Joram entre les épaules et la flèche lui traversa le cœur.
Jéhu ordonna que le corps soit jeté dans la parcelle de Naboth, rappelant l’oracle prononcé autrefois contre Achab.
Cet oracle mentionne ici non seulement le sang de Naboth mais celui de ses fils, détail absent de 1 Rois 21 mais intégré à la mémoire narrative du passage.
Ochozias s’enfuit mais fut frappé près de Yibleam et mourut à Megiddo.
Ses serviteurs transportèrent son corps à Jérusalem et l’ensevelirent dans la Cité de David.
Le récit donne ensuite un synchronisme royal pour son accession.
À l’arrivée de Jéhu à Yizréel, Jézabel se farda les yeux, arrangea ses cheveux et se plaça à la fenêtre.
Elle le salua par une accusation : « Est-ce la paix, Zimri, assassin de son maître ? », évoquant le coup d’État bref de Zimri.
Jéhu demanda qui se rangeait de son côté ; deux ou trois eunuques se penchèrent à la fenêtre.
Sur son ordre, ils jetèrent Jézabel en bas ; son sang éclaboussa le mur et les chevaux, et Jéhu la piétina.
Après avoir mangé et bu, Jéhu ordonna pourtant de l’ensevelir puisqu’elle était fille de roi.
Les hommes ne trouvèrent plus d’elle que le crâne, les pieds et les paumes des mains.
Jéhu reconnut dans cette disparition l’accomplissement de l’oracle d’Élie : les chiens mangeraient la chair de Jézabel à Yizréel.
Le récit conclut que son corps deviendrait comme du fumier dans le champ, au point qu’on ne puisse plus dire : « C’est Jézabel. »