2 Chroniques
Introduction2 Chroniques 1
Analyse du texte source · restitution Philologique
וַיִּתְחַזֵּק est une forme réflexive/intensive de חזק : Salomon « s’affermit / se fortifia » dans sa royauté. וַיְגַדְּלֵהוּ (גדל, piel) signifie que YHWH « le rendit grand » ; לְמָעְלָה intensifie l’élévation.
שָׂרֵי הָאֲלָפִים וְהַמֵּאוֹת désigne les chefs de groupes de milliers et de centaines. נָשִׂיא est un responsable, chef ou prince ; רָאשֵׁי הָאָבוֹת désigne les chefs des maisons paternelles.
בָּמָה est un « haut lieu ». אֹהֶל מוֹעֵד est la « tente de la rencontre / du rendez-vous ». Le relatif rattache explicitement cette tente à celle que Moïse fit dans le désert.
הֶעֱלָה, hiphil de עלה, signifie « faire monter ». נָטָה אֹהֶל, litt. « tendre une tente », décrit l’installation préparée par David à Jérusalem.
וַיִּדְרְשֵׁהוּ vient de דרש, « chercher, rechercher, consulter ». Le suffixe masculin singulier renvoie grammaticalement le plus naturellement à מִזְבַּח, « l’autel » ; le verbe conserve néanmoins le vocabulaire cultuel de la « recherche ».
Le verbe עלה apparaît deux fois au hiphil. Dans le vocabulaire sacrificiel, il signifie « faire monter / offrir » ; la seconde occurrence gouverne explicitement עֹלוֹת, « holocaustes ».
נִרְאָה est un niphal de ראה, « se faire voir / apparaître ». שְׁאַל מָה אֶתֶּן־לָךְ est littéralement : « Demande : que te donnerai-je ? »
חֶסֶד est la bonté fidèle, loyauté ou bienveillance durable. הִמְלַכְתַּנִי, hiphil de מלך, signifie « tu m’as fait roi ».
יֵאָמֵן, niphal de אמן, signifie « qu’elle soit établie, confirmée, rendue fiable ». L’image « nombreux comme la poussière de la terre » porte sur le peuple.
חָכְמָה וּמַדָּע associe « sagesse » et « connaissance ». « Sortir et entrer devant le peuple » est un idiome de conduite/commandement ; יִשְׁפֹּט signifie juger et, dans ce cadre royal, gouverner avec discernement.
יַעַן אֲשֶׁר introduit la cause : « parce que ». נֶפֶשׁ שֹׂנְאֶיךָ est litt. « la vie/l’âme de ceux qui te haïssent ». Le verset oppose les biens non demandés à חָכְמָה וּמַדָּע demandés pour juger le peuple.
נָתוּן est un participe passif de נתן : « donnée ». La tournure comparative insiste sur l’unicité de la richesse, des biens et de la gloire accordés à Salomon parmi les rois avant et après lui.
La syntaxe massorétique est comprimée et difficile : לַבָּמָה (« vers/à la hauteur »), יְרוּשָׁלַם sans préposition, puis מִלִּפְנֵי אֹהֶל מוֹעֵד (« depuis devant la tente de la rencontre »). Le sens contextuel est le retour de Gabaon à Jérusalem ; la Littérale conserve la tension syntaxique.
רֶכֶב peut désigner le char ou collectivement les chars. פָּרָשִׁים désigne les cavaliers. Les « villes des chars » sont les lieux où le matériel et les unités de chars sont stationnés.
Le verset use de deux comparaisons d’abondance : argent/or « comme les pierres » et cèdres « comme les sycomores ». שְׁפֵלָה est la région des basses collines, la Shéphéla.
מִקְוֵא est traité comme nom propre dans la morphologie OSHB, d’où « Qevé ». L’identification demeure discutée ; בִּמְחִיר signifie « à prix / pour un prix ».
L’hébreu dit littéralement « six cents d’argent » et « cent cinquante » sans exprimer le nom de l’unité monétaire ; « sicles » est une explicitation interprétative courante mais n’appartient pas lexicalement au verset. בְּיָדָם, « par leur main », indique l’intermédiaire des marchands.
וַיֹּאמֶר suivi de לִבְנוֹת est litt. « Salomon dit de bâtir ». Dans le contexte, le verbe peut exprimer la décision ou l’ordre d’entreprendre la construction. La versification hébraïque place ce verset en 1,18 ; plusieurs traditions chrétiennes l’ouvrent en 2,1.