1 Samuel
Introduction1 Samuel 2
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Anne pria en célébrant la joie et la force reçues du SEIGNEUR : sa « corne », image de puissance et de dignité, est relevée et elle peut répondre à ses ennemis parce qu’elle se réjouit du salut de Dieu.
Elle proclame qu’il n’y a personne de saint comme le SEIGNEUR, aucun autre Dieu comparable, aucun rocher semblable à lui.
Elle avertit les orgueilleux : le SEIGNEUR est un Dieu qui connaît et qui pèse les actions humaines.
Les arcs des puissants peuvent être brisés, tandis que ceux qui chancelaient sont revêtus de force.
Les rassasiés en viennent à travailler pour du pain, tandis que les affamés cessent d’avoir faim ; la stérile enfante dans la plénitude, tandis que celle qui avait de nombreux fils dépérit.
Le SEIGNEUR est présenté comme celui qui fait mourir et vivre, qui fait descendre au Shéol et en fait remonter.
Il appauvrit et enrichit, abaisse et élève.
Il relève le pauvre de la poussière et l’installe parmi les nobles, car les fondements mêmes de la terre lui appartiennent.
Il garde les pas de ses fidèles, tandis que les méchants se taisent dans les ténèbres ; l’être humain ne l’emporte pas simplement par sa propre force.
Le cantique annonce enfin le jugement du SEIGNEUR jusqu’aux extrémités de la terre et parle de la force donnée à son roi et de la corne élevée de son oint, avant même que la monarchie ne soit établie dans le récit.
Elqana retourna à Rama, tandis que le jeune Samuel restait au service du SEIGNEUR auprès d’Éli.
Les fils d’Éli étaient des hommes profondément corrompus et ne connaissaient pas réellement le SEIGNEUR.
Ils avaient imposé au peuple une pratique sacerdotale abusive : pendant la cuisson des sacrifices, leur serviteur venait avec une fourchette à trois dents.
Tout morceau remonté par la fourchette était pris pour le prêtre, quelle que soit la marmite utilisée.
Ils exigeaient même de la viande crue avant que la graisse destinée au sacrifice ne soit brûlée.
Si l’offrant demandait que le rite soit respecté d’abord, le serviteur menaçait de prendre la viande de force.
Leur péché était donc très grave devant le SEIGNEUR, car ils méprisaient les offrandes qui lui étaient destinées.
Samuel, lui, servait devant le SEIGNEUR, vêtu d’un éphod de lin.
Chaque année, sa mère lui confectionnait un petit manteau et le lui apportait lors du sacrifice familial.
Éli bénissait Elqana et Anne en demandant au SEIGNEUR de leur donner d’autres enfants en échange de celui qu’Anne lui avait remis.
Le SEIGNEUR visita Anne, qui eut encore trois fils et deux filles, tandis que Samuel grandissait auprès de lui.
Éli, devenu très âgé, apprenait tout ce que faisaient ses fils, y compris leurs relations sexuelles avec les femmes qui servaient à l’entrée de la tente de la Rencontre ; cette clause doit aussi être contrôlée avec les témoins anciens.
Il leur demanda pourquoi ils commettaient de telles actions, dont tout le peuple lui parlait.
Il leur dit que cette réputation était mauvaise et qu’ils entraînaient le peuple du SEIGNEUR dans la transgression.
Éli distingua la faute commise contre un humain de celle commise directement contre le SEIGNEUR ; ses fils refusèrent pourtant de l’écouter, et le texte ajoute que le SEIGNEUR avait décidé leur mort.
Pendant ce temps, Samuel continuait de grandir et devenait agréable au SEIGNEUR comme aux hommes.
Un homme de Dieu vint alors annoncer à Éli un jugement sur sa maison, en rappelant l’élection sacerdotale de ses ancêtres.
Le SEIGNEUR avait choisi cette maison pour le service de l’autel, de l’encens et de l’éphod, et lui avait donné une part des offrandes d’Israël.
L’homme de Dieu accuse Éli et ses fils de mépriser les sacrifices et d’honorer les fils plus que Dieu, en s’engraissant des meilleures parts des offrandes.
Le SEIGNEUR renverse donc la promesse de continuité inconditionnelle telle qu’Éli pouvait la comprendre : ceux qui l’honorent seront honorés, ceux qui le méprisent seront eux-mêmes abaissés.
La force de la maison d’Éli sera retranchée et la longévité disparaîtra de sa lignée.
Éli verra la détresse atteindre sa maison au milieu même du bien accordé à Israël.
Un reste de sa lignée subsistera auprès de l’autel, mais comme motif de douleur, tandis qu’une grande partie de sa maison mourra prématurément.
La mort de Hofni et Pinhas le même jour sera le signe de l’accomplissement de cette parole.
Le SEIGNEUR annonce qu’il suscitera un prêtre fidèle qui agira selon son cœur et servira durablement devant son oint.
Les survivants de la maison d’Éli devront alors venir solliciter humblement une place sacerdotale simplement pour obtenir de quoi manger.