1 Samuel
Introduction1 Samuel 1
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
À Ramataïm-Tsofim, dans la montagne d’Éphraïm, vivait Elqana, descendant de Yeroḥam, Élihou, Tohou et Tsouf, présenté comme Éphratien.
Il avait deux femmes, Anne et Peninna. Peninna avait des enfants, tandis qu’Anne n’en avait pas.
Chaque année, Elqana montait à Silo pour se prosterner et offrir des sacrifices au SEIGNEUR des armées ; Hofni et Pinhas, les deux fils d’Éli, y exerçaient le sacerdoce.
Le jour du sacrifice, Elqana distribuait des portions à Peninna ainsi qu’à ses fils et ses filles.
À Anne, qu’il aimait, il donnait une portion particulière, traditionnellement comprise comme double ; le texte rappelle en même temps que le SEIGNEUR avait fermé son sein.
Peninna, sa rivale, la provoquait durement précisément à cause de sa stérilité.
Cette humiliation se répétait année après année lorsque la famille montait à la maison du SEIGNEUR ; Anne pleurait et ne mangeait plus.
Elqana lui demandait pourquoi elle pleurait et refusait de manger, et s’il ne comptait pas pour elle davantage que dix fils.
Après le repas à Silo, Anne se leva tandis qu’Éli le prêtre était assis près du montant de la porte du sanctuaire.
Profondément affligée, elle pria le SEIGNEUR en pleurant abondamment.
Elle fit un vœu au SEIGNEUR des armées : s’il regardait sa détresse, se souvenait d’elle et lui donnait un fils, elle le donnerait au SEIGNEUR pour toute sa vie et aucun rasoir ne passerait sur sa tête. Ce dernier signe rappelle le naziréat sans que le mot nazir soit employé ici.
Anne prolongea sa prière devant le SEIGNEUR, tandis qu’Éli observait sa bouche.
Elle priait intérieurement : ses lèvres bougeaient sans que sa voix soit entendue. Éli la prit pour une femme ivre.
Il lui demanda combien de temps durerait son ivresse et lui ordonna d’éloigner son vin.
Anne répondit qu’elle n’avait bu ni vin ni boisson forte : elle était une femme profondément accablée et ne faisait qu’épancher toute sa vie intérieure devant le SEIGNEUR.
Elle demanda à Éli de ne pas la considérer comme une femme indigne, car la longueur de sa prière venait de l’abondance de sa peine.
Éli lui répondit d’aller en paix et souhaita que le Dieu d’Israël lui accorde la demande qu’elle lui avait adressée.
Anne accueillit cette parole, repartit, mangea et son visage ne porta plus la même tristesse.
Le lendemain, la famille se prosterna devant le SEIGNEUR puis retourna à Rama. Elqana eut des relations avec Anne, et le SEIGNEUR se souvint d’elle.
Anne conçut et mit au monde un fils qu’elle appela Samuel, en reliant son nom, dans le récit, à la demande adressée au SEIGNEUR ; il s’agit d’un jeu narratif sur la racine hébraïque « demander » plutôt que nécessairement d’une étymologie complète.
Elqana monta ensuite avec sa maison pour le sacrifice annuel et l’accomplissement de son vœu.
Anne resta chez elle jusqu’au sevrage de l’enfant, avec l’intention de l’amener ensuite devant le SEIGNEUR pour qu’il y demeure.
Elqana approuva sa décision et lui dit d’attendre le sevrage, en souhaitant que le SEIGNEUR accomplisse sa parole.
Après le sevrage, Anne conduisit Samuel à Silo avec, selon le texte massorétique, trois taureaux, un épha de farine et une outre de vin ; l’enfant était encore très jeune.
Le verset suivant parle au singulier du taureau sacrifié, après les trois taureaux du verset précédent ; cette variation textuelle est conservée comme point à documenter.
Anne se présenta à Éli comme la femme qui s’était autrefois tenue près de lui pour prier le SEIGNEUR.
Elle déclara que c’était pour cet enfant qu’elle avait prié et que le SEIGNEUR avait exaucé sa demande.
À son tour, elle remit Samuel au SEIGNEUR pour toute sa vie. Le verset multiplie volontairement en hébreu les formes de la racine « demander/prêter/remettre », puis se termine par la prosternation devant le SEIGNEUR.