1 Samuel
Introduction1 Samuel 14
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Un jour, Jonathan proposa à son porteur d’armes de traverser seuls vers le poste philistin, sans en parler à Saül.
Saül restait alors près de Guibéa avec environ six cents hommes.
Le prêtre Ahiyya, descendant d’Éli, portait l’éphod ; personne dans le camp ne savait que Jonathan était parti.
Pour atteindre le poste philistin, Jonathan devait franchir un passage encadré par deux pointes rocheuses nommées Botsets et Senné.
L’une dominait Mikmas au nord et l’autre Guéba au sud.
Jonathan dit à son porteur d’armes que le SEIGNEUR pouvait agir pour eux, car rien ne l’empêche de sauver par beaucoup d’hommes ou par peu.
Son compagnon lui répondit qu’il le suivrait entièrement, selon son cœur.
Jonathan proposa alors de se montrer volontairement aux Philistins.
S’ils leur ordonnaient d’attendre, ils resteraient sur place.
Mais si les Philistins les invitaient à monter, Jonathan y verrait le signe que le SEIGNEUR les livrait entre leurs mains.
Lorsqu’ils se montrèrent, les Philistins se moquèrent des Hébreux qui sortaient de leurs cachettes.
Ils leur crièrent de monter ; Jonathan reconnut le signe et annonça que le SEIGNEUR avait livré les Philistins entre les mains d’Israël.
Jonathan escalada à mains et pieds, son porteur d’armes derrière lui, et les hommes du poste tombèrent devant eux.
Cette première attaque fit environ vingt morts sur une petite portion de terrain décrite par une mesure agricole difficile à déterminer exactement.
Une panique immense saisit alors le camp, les troupes et les pillards philistins ; la terre elle-même trembla, et le texte parle d’une « terreur de Dieu ».
Les guetteurs de Saül virent soudain la masse ennemie se disperser.
Saül fit l’appel de ses hommes et constata l’absence de Jonathan et de son porteur d’armes.
Il demanda alors au prêtre de faire approcher l’arche de Dieu ; le texte massorétique lit « arche », même si ce verset fait l’objet d’une discussion textuelle.
Pendant que Saül parlait encore au prêtre, la confusion philistine augmenta ; il interrompit donc la procédure cultuelle.
Saül et son armée se rendirent au combat et découvrirent que les Philistins s’entretuaient dans une immense confusion.
Les Hébreux précédemment enrôlés du côté philistin se retournèrent eux aussi et rejoignirent Israël.
Les Israélites cachés dans la montagne d’Éphraïm sortirent également pour participer à la poursuite.
Le narrateur résume : le SEIGNEUR sauva Israël ce jour-là.
Mais Saül avait imposé au peuple un serment imprudent : personne ne devait manger avant le soir, avant qu’il ne se soit vengé de ses ennemis. L’armée combattait donc épuisée.
Le peuple entra dans une forêt où du miel se trouvait à la surface du sol.
Personne n’osa en manger à cause du serment.
Jonathan, qui ignorait l’interdit, goûta du miel avec le bout de son bâton et ses yeux s’illuminèrent, signe qu’il reprenait des forces.
Un homme l’informa alors du serment prononcé par son père.
Jonathan déclara que son père avait « troublé » le pays et montra combien une petite quantité de nourriture lui avait rendu sa vigueur.
Il estima que la victoire aurait été plus grande si l’armée avait pu librement manger le butin.
Israël poursuivit néanmoins les Philistins jusqu’à Ayyalôn, mais le peuple était extrêmement épuisé.
Affamés, les hommes se jetèrent ensuite sur le butin et mangèrent la viande avec son sang.
Saül apprit que le peuple péchait ainsi contre le SEIGNEUR et ordonna qu’on roule vers lui une grande pierre.
Chaque homme devait désormais apporter son animal auprès de cette pierre, l’y égorger puis manger sans consommer le sang.
Saül bâtit alors un autel au SEIGNEUR, présenté dans une formulation inhabituelle comme le premier qu’il construisit.
Saül voulut reprendre immédiatement la poursuite nocturne, mais le prêtre demanda d’abord de consulter Dieu.
Saül interrogea Dieu, mais ne reçut aucune réponse ce jour-là.
Il conclut qu’un péché caché expliquait ce silence et convoqua les chefs du peuple.
Il jura que le coupable mourrait même s’il s’agissait de Jonathan, son propre fils ; personne ne lui répondit.
Saül se plaça avec Jonathan d’un côté et tout Israël de l’autre pour le tirage au sort.
La formulation massorétique de la demande adressée au SEIGNEUR est très brève et difficile ; le sort désigna Saül et Jonathan.
Un second tirage entre le père et le fils désigna Jonathan.
Jonathan reconnut avoir simplement goûté un peu de miel et se déclara prêt à mourir.
Saül confirma sous serment que Jonathan devait effectivement mourir.
Mais le peuple refusa : Jonathan venait d’accomplir avec Dieu une grande délivrance, et les Israélites le rachetèrent ainsi de la sentence.
Saül abandonna alors la poursuite, et les Philistins retournèrent chez eux.
Une fois la royauté fermement saisie, Saül combattit les ennemis d’Israël tout autour : Moab, Ammon, Édom, Tsoba et les Philistins.
Il combattit aussi Amalec et délivra Israël de ses pillards.
Les fils de Saül étaient Jonathan, Yishwi et Malki-Shua ; ses filles Mérab et Mikal.
Sa femme s’appelait Ahinoam, et le chef de l’armée était Abner, fils de Ner.
Qish, père de Saül, et Ner, père d’Abner, appartenaient à la même famille d’Abiel.
Durant tout le règne de Saül, la guerre contre les Philistins resta acharnée ; Saül recrutait tout homme vaillant ou capable qu’il rencontrait.