1 Corinthiens
Introduction1 Corinthiens 9
S3 · critique textuelle contrôlée · Contexte juif du Ier siècle
Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus notre Seigneur ? N’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur ?
Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, du moins pour vous je le suis ; car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur.
Ma défense auprès de ceux qui m’examinent est celle-ci.
N’avons-nous pas autorité de manger et de boire ?
N’avons-nous pas autorité de conduire avec nous une sœur-femme, comme aussi les autres apôtres, les frères du Seigneur et Céphas ?
Ou seulement moi et Barnabé n’avons-nous pas autorité de ne pas travailler ?
Qui jamais fait campagne à ses propres frais ? Qui plante une vigne et ne mange pas de son fruit ? Ou qui fait paître un troupeau et ne mange pas du lait du troupeau ?
Est-ce selon l’humain que je parle de ces choses ? La Torah ne dit-elle pas aussi cela ?
Car dans la Torah de Moïse il est écrit : « Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain. » Est-ce des bœufs que Dieu se soucie ?
Ou est-ce absolument à cause de nous qu’il parle ? Car à cause de nous cela a été écrit : celui qui laboure doit labourer sur espérance, et celui qui foule, sur espérance de participer.
Si nous avons semé pour vous les choses spirituelles, est-ce grand si nous moissonnons vos choses charnelles ?
Si d’autres participent à cette autorité sur vous, combien plus nous ? Mais nous n’avons pas usé de cette autorité ; au contraire, nous supportons tout afin de ne donner aucun obstacle à la bonne nouvelle du Messie.
Ne savez-vous pas que ceux qui travaillent aux choses sacrées mangent des choses du sanctuaire, et ceux qui se tiennent auprès de l’autel partagent avec l’autel ?
Ainsi aussi le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent la bonne nouvelle de vivre de la bonne nouvelle.
Mais moi, je n’ai usé d’aucune de ces choses. Et je n’ai pas écrit ces choses afin qu’il en soit ainsi pour moi ; car il est meilleur pour moi de mourir plutôt que — personne ne videra mon sujet de gloire.
Car si j’annonce la bonne nouvelle, il n’y a pas pour moi de sujet de gloire ; car une nécessité pèse sur moi. Malheur à moi si je n’annonce pas la bonne nouvelle !
Car si je fais cela volontairement, j’ai un salaire ; mais si involontairement, j’ai été chargé d’une intendance.
Quel est donc mon salaire ? C’est qu’en annonçant la bonne nouvelle je rende la bonne nouvelle sans frais, afin de ne pas user pleinement de mon autorité dans la bonne nouvelle.
Car étant libre de tous, je me suis rendu esclave de tous afin de gagner les plus nombreux.
Et je suis devenu pour les Juifs comme un Juif afin de gagner les Juifs ; pour ceux qui sont sous la Torah, comme sous la Torah — sans être moi-même sous la Torah — afin de gagner ceux qui sont sous la Torah.
Pour ceux qui sont sans Torah, comme sans Torah — sans être sans loi de Dieu, mais sous la loi du Messie — afin de gagner ceux qui sont sans Torah.
Je suis devenu faible pour les faibles afin de gagner les faibles. Je suis devenu toutes choses pour tous, afin que de toute manière j’en sauve quelques-uns.
Mais je fais toutes choses à cause de la bonne nouvelle, afin d’en devenir co-participant.
Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans un stade courent tous, mais qu’un seul reçoit le prix ? Courez ainsi afin de le saisir.
Mais tout celui qui lutte se maîtrise en toutes choses ; eux donc afin de recevoir une couronne corruptible, mais nous une incorruptible.
Moi donc je cours ainsi, non comme sans but ; je boxe ainsi, non comme frappant l’air.
Mais je meurtris mon corps et le réduis en esclavage, de peur qu’ayant proclamé à d’autres je ne devienne moi-même disqualifié.