Testament de Siméon
DossierTestament de Siméon 4
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S2 · statut canonique distinct
Puis mon père questionnait à mon sujet, parce qu’il me voyait sombre, et je disais : « Mes foies me font souffrir. »
Puisque je menais deuil plus que tous, puisque j’étais, moi, cause de la vente de Joseph.
Puis lorsque nous descendîmes en Égypte et qu’il me lia comme espion, je connus que je souffrais justement et je ne m’attristai pas.
Mais Joseph était un homme bon, ayant en lui l’Esprit de Dieu, plein d’entrailles et de miséricorde ; il ne se souvint pas du mal contre moi, mais il m’aima comme les autres frères.
Gardez-vous donc, mes enfants, de toute jalousie et envie, et marchez dans la simplicité de l’âme et dans un cœur bon, pensant à votre oncle paternel, pour que Dieu vous donne aussi grâce, gloire et bénédiction sur vos têtes, comme vous l’avez vu en lui.
Tous ses jours il ne nous fit aucun reproche concernant cette affaire, mais il nous aima comme son âme et plus que ses fils ; il nous glorifia et nous donna à tous richesse, bétail et fruits.
Vous donc aussi, mes enfants bien-aimés, aimez chacun son frère dans un cœur bon et éloignez de vous l’esprit de l’envie.
Puisque cela rend sauvage l’âme et détruit le corps ; cela procure colère et guerre au dessein, excite au sang, mène la pensée à l’égarement et ne laisse pas l’intelligence agir chez les humains ; cela ôte aussi le sommeil, procure agitation à l’âme et tremblement au corps.
Car même dans le sommeil une jalousie mauvaise, en lui présentant des images, le dévore ; par des esprits mauvais elle trouble son âme, fait tressaillir le corps et réveille la pensée dans le trouble ; comme un esprit mauvais et venimeux, elle apparaît ainsi aux humains.