Testament de Lévi
DossierTestament de Lévi 14
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S0 · statut canonique distinct
Lévi dit avoir reçu, par l’écrit attribué à Hénoch, l’annonce d’une corruption future de ses descendants : ils se rendront impies envers le Seigneur, s’engageront dans toutes sortes de pratiques mauvaises, provoqueront la honte de leurs propres frères et deviendront un objet de moquerie parmi les nations.
Le texte distingue alors Israël, le père ancestral, de la faute attribuée à certains grands prêtres qui porteront la main sur celui que le passage appelle le Sauveur du monde.
L’image cosmique oppose la pureté du ciel à la terre et présente les prêtres comme des luminaires destinés à éclairer, à la manière du soleil et de la lune.
Leur corruption est donc décrite comme un obscurcissement : eux qui ont reçu la lumière destinée à l’illumination de tous pourraient, par un enseignement contraire aux justes prescriptions de Dieu, chercher à la détruire et faire venir la malédiction sur leur propre lignée.
La dénonciation devient cultuelle : pillage des offrandes, vol des parts sacrées, appropriation des meilleurs morceaux avant le sacrifice et consommation méprisante en contexte d’inconduite sexuelle.
Elle devient ensuite morale et matrimoniale : cupidité dans l’enseignement, profanation des femmes mariées, souillure des vierges de Jérusalem, relations avec prostituées et adultères, unions avec des femmes des nations et prétendue purification accomplie en dehors de la Loi ; l’ensemble est comparé à Sodome et Gomorrhe.
L’orgueil sacerdotal conduit enfin à se placer au-dessus des autres humains et même à s’opposer aux commandements divins.
Le résultat en est le mépris des choses saintes, tournées en dérision.