Testament d’Asher
DossierTestament d’Asher 2
Lecture personnelle fluide · restitution Lecture · Texte ancien versifié · S0 · statut canonique distinct
Il existe donc, dit-il, une âme qui parle du bien au sujet du mal, et la fin de son action conduit pourtant à la méchanceté.
Il y a quelqu’un qui ne montre aucune compassion envers celui qui accomplit le mal à son service : cela aussi est à deux visages, mais dans son ensemble c’est mauvais.
Il y a aussi quelqu’un qui aime l’homme mauvais et va jusqu’à choisir de mourir avec lui dans le mal ; cela aussi est manifestement à deux visages, mais l’action entière est mauvaise.
Même si cela porte le nom d’amour, c’est de la méchanceté lorsqu’elle cache le mal ; le nom semble bon, mais la fin de l’action conduit au mal.
Un autre vole, commet l’injustice, pille et s’enrichit aux dépens d’autrui, puis fait miséricorde aux pauvres : cela aussi est à deux visages, mais l’ensemble est mauvais.
En exploitant son prochain il irrite Dieu et se parjure devant le Très-Haut, tout en faisant l’aumône au pauvre ; il méprise le Seigneur qui a donné la loi, puis soulage l’indigent.
Il souille son âme et embellit son corps ; il détruit beaucoup de personnes et en secourt quelques-unes : cela aussi est une conduite à deux visages.
Un autre commet adultère et débauche, tout en s’abstenant de certains aliments ; il jeûne mais fait le mal, entraîne beaucoup de gens par son pouvoir et sa richesse et, au milieu d’une méchanceté excessive, prétend observer des commandements. Cela aussi est à deux visages et entièrement mauvais.
De telles personnes ressemblent à des animaux qui paraissent à moitié purs : elles présentent une part extérieure de pureté mais sont en vérité impures.
Car ainsi, dit le texte, Dieu l’a déclaré sur les tables des cieux.