Odes de Salomon
DossierOdes de Salomon 4
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Ce que Dieu a établi comme son lieu saint ne peut être déplacé ou remplacé par décision humaine.
Personne n’a pouvoir sur ce lieu, car ton sanctuaire était déjà dans ta pensée avant que tu formes les différents lieux.
Ce qui vient de Dieu et précède le reste ne sera pas supplanté par ce qui est moindre ; ceux qui lui font confiance reçoivent son cœur.
Ce que Dieu accomplit ne s’épuise pas : son œuvre continue de porter du fruit.
Un seul moment reçu dans la fidélité de Dieu vaut davantage qu’une longue existence mesurée seulement en jours et en années.
Celui que la grâce de Dieu enveloppe possède un bien que nul ne peut lui arracher.
Le sceau divin n’est pas anonyme : il marque une appartenance et correspond à ceux qui sont reconnus comme créatures de Dieu.
Le signe de Dieu s’étend jusqu’au monde céleste : ses puissances le gardent et ses archanges le portent.
Dieu ne nous accueille pas parce qu’il dépendrait de nous : c’est nous qui avons besoin de sa présence et de sa communion.
Que Dieu rafraîchisse les siens comme la rosée et les nourrisse à profusion, comme une source qui ferait couler lait et miel.
Ce que Dieu promet ne dépend pas d’un changement d’humeur : il ne reprend pas sa parole.
Rien de l’issue finale ne surprend Dieu : elle était déjà devant lui.
Dieu donne sans calcul : son don n’est pas un prêt qu’il viendrait ensuite réclamer.
Dieu peut donner sans se reprendre parce que rien ne lui échappe : depuis l’origine, il connaît et dispose ce qui doit être.
Tout vient finalement de l’action du Seigneur : à lui revient la louange. Alléluia.