Odes de Salomon
DossierOdes de Salomon 20
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Je suis consacré comme prêtre au Seigneur ; tout mon service sacerdotal lui est destiné.
L’offrande sacerdotale est ici définie non comme une victime matérielle mais comme une offrande rattachée à la pensée du Seigneur.
Son dessein n’est pas façonné selon le monde ou la chair, ni selon le service de ceux qui agissent de manière charnelle.
Le sacrifice attendu est défini moralement et intérieurement : justice, pureté du cœur et pureté de la parole.
Le vocabulaire corporel des « reins » et « entrailles » représente l’intériorité ; l’offrande demandée doit être sans défaut et sans oppression d’autrui.
Ne cherche pas à posséder ce qui ne t’appartient pas au prix de ta propre vie ; … et ne prive personne de ce qui assure sa subsistance.
Après les interdictions vient un mouvement positif : revêtir la grâce divine, entrer au paradis et recevoir une couronne provenant de l’arbre du Seigneur.
La couronne reçue doit être portée ; elle conduit à la joie et au repos.
Sa gloire avancera devant toi ; tu recevras de sa bienveillance et de sa grâce, et tu seras oint véritablement dans la gloire de sa sainteté.
Que son nom reçoive gloire et honneur. Alléluia.