Joseph et Aséneth
DossierJoseph et Aséneth 28
Lecture personnelle fluide · restitution Lecture · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Quand les conspirateurs virent leurs épées disparaître, ils comprirent l’événement comme une intervention de Dieu en faveur d’Aséneth.
Ils se jetèrent à ses pieds, reconnurent sa supériorité et confessèrent le mal qu’ils avaient voulu lui faire [ainsi qu’à Joseph].
Leur peur se déplaça immédiatement vers leurs frères, dont ils attendaient maintenant la vengeance ; ils demandèrent à Aséneth de devenir leur protectrice.
Elle les rassura en s’appuyant précisément sur la règle morale déjà formulée par Lévi : ceux qui craignent Dieu ne rendent pas le mal pour le mal.
Elle leur conseilla toutefois de se cacher quelque temps dans le bois de roseaux afin qu’elle puisse calmer la colère des autres.
Elle remit en définitive le jugement au Seigneur.
Dan et Gad obéirent et prirent la fuite.
Les fils de Léa arrivèrent presque aussitôt en courant. Aséneth descendit de son char et les accueillit en larmes.
Leur émotion ne les détourna pas de la vengeance : ils voulaient retrouver les conspirateurs pour les tuer.
Aséneth leur raconta alors comment Dieu avait déjà neutralisé l’attaque en réduisant les épées en cendre.
Pour elle, cette défense divine suffisait ; aucune vengeance supplémentaire n’était nécessaire.
Siméon protesta : comment pouvait-elle défendre ceux qui avaient voulu la tuer ?
Il rappela qu’ils avaient déjà comploté contre Israël et Joseph et qu’ils venaient maintenant de recommencer contre Aséneth.
Elle maintint pourtant son refus : le mal ne devait pas être rendu par le mal, et la vengeance appartenait au Seigneur.
Siméon finit par l’embrasser, tandis que Lévi lui embrassa la main et la bénit.
Ainsi Aséneth sauva ces hommes de la colère de leurs frères et les empêcha de les tuer.