2 Baruch
Dossier2 Baruch 78
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S3 · statut canonique distinct
Voici les paroles de la lettre que Baruch, fils de Néria, envoya aux neuf tribus et demie qui se trouvaient au-delà du Fleuve; elle contenait ce qui suit.
L’adresse fraternelle unit captivité, amour et paix : l’exil n’efface pas le lien entre les communautés.
Mes frères, je me souviens de l’amour de celui qui nous a créés : il nous a aimés dès le commencement et ne nous a jamais haïs, mais il nous a constamment conduits.
Les douze tribus restent solidaires parce qu’elles proviennent d’un même père, malgré leur dispersion géographique.
Ainsi, c’est pourquoi j’ai eu à cœur de vous laisser les paroles de cette lettre avant de mourir, afin que vous soyez consolés du mal qui vous a atteints, que vous soyez aussi affligés du mal arrivé à vos frères, et que vous reconnaissiez comme juste le jugement de celui qui a décidé votre captivité. Car ce que vous avez souffert est moindre que ce que vous avez fait; dans les derniers temps, vous serez trouvés semblables à vos pères.
L’épreuve présente peut devenir correction plutôt que condamnation finale si l’erreur qui a conduit à l’exil est retirée du cœur.
La promesse ultime reste le rassemblement : le Dieu fidèle n’oubliera pas la descendance dispersée, mais la réunira par miséricorde.