2 Baruch
Dossier2 Baruch 6
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S3 · statut canonique distinct
Et il advint le jour suivant : voici, la force des Chaldéens entoura la ville. Au temps du soir, moi, Baruch, je quittai le peuple ; je sortis et me tins près du chêne.
J’étais dans l’angoisse au sujet de Sion et je gémissais sur la captivité qui était venue sur le peuple.
Et voici, soudain, un esprit de puissance me souleva et me fit monter au-dessus de la muraille de Jérusalem.
Et je vis, et voici, quatre anges se tenant aux quatre angles de la ville, chacun tenant une torche de feu dans ses mains.
Un autre ange descendit du ciel et leur dit : « Tenez vos torches et ne les allumez pas jusqu’à ce que je vous dise.
Car j’ai été envoyé afin d’abord de dire une parole à la terre et de déposer auprès d’elle ce que le Seigneur Très-Haut m’a commandé. »
Et je le vis descendre dans le Saint des Saints ; il prit de là le voile de la porte, l’éphod saint, le propitiatoire, les deux tables, les vêtements saints des prêtres, l’encensoir, les quarante-huit pierres précieuses que portait le prêtre et tous les objets saints de la Demeure.
Et il dit à la terre d’une voix élevée : « Terre, terre, terre, écoute la parole du Dieu puissant. Reçois ce que je te confie et garde-les jusqu’aux derniers temps ; lorsque tu recevras l’ordre de les rendre, rends-les, afin que des étrangers ne dominent pas sur eux.
Car le temps est arrivé pour qu’elle soit livrée pour un temps, Jérusalem elle aussi, jusqu’à ce qu’il soit dit qu’elle revienne et soit établie pour toujours. »
Et la terre ouvrit sa bouche et les engloutit.