2 Baruch
Dossier2 Baruch 53
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S3 · statut canonique distinct
Je vis une vision : voici qu’une nuée montait de la grande mer. Je la contemplai : elle portait des eaux claires et des eaux noires, mêlées de nombreuses teintes, et au-dessus d’elle se montrait comme la forme d’un immense éclair.
Je vis cette nuée s’avancer avec violence et rapidité jusqu’à couvrir toute la terre.
Après cela, elle commença à verser sur la terre les eaux qu’elle renfermait.
Je vis que les eaux qui en tombaient n’étaient pas toutes d’un même aspect.
Au commencement, elles furent très noires pendant un temps ; ensuite parurent quelques eaux claires ; puis revinrent des eaux noires, puis claires, et de nouveau noires puis claires.
Cela se produisit jusqu’à douze fois, mais les eaux noires furent toujours plus abondantes que les eaux claires.
À la fin, la nuée fit pleuvoir des eaux plus noires que toutes les précédentes ; du feu leur était mêlé, et là où elles tombaient elles produisaient destruction et ruine.
Après cela je vis l’éclair qui apparaissait au-dessus de la nuée : il la saisit et la rabattit vers la terre.
Alors l’éclair resplendit d’une très grande lumière, éclaira toute la terre et guérit les lieux que les dernières eaux avaient ruinés.
Il prit possession de toute la terre et régna sur elle.
Puis douze fleuves montèrent de la mer, entourèrent cet éclair et lui furent soumis.
Saisi de crainte, je me réveillai.