2 Baruch
Dossier2 Baruch 44
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S3 · statut canonique distinct
Et moi, Baruch, je partis de là, je vins vers mon peuple, j’appelai mon fils premier-né, Guedalia mon ami et sept des anciens du peuple, et je leur dis :
Voici, je m’en vais vers mes pères, selon la voie de toute la terre.
Mais vous, ne vous éloignez pas de la voie de la Loi; gardez-la et avertissez le peuple qui est resté, afin qu’il ne s’éloigne pas des commandements du Puissant.
Car vous voyez qu’il est juste, celui que nous servons, et que notre Créateur ne fait pas acception des personnes.
Voyez ce qui est arrivé à Sion et ce qui est advenu à Jérusalem.
Afin que soient connus le jugement du Puissant et ses voies, qui sont impénétrables et droites.
Si vous endurez, si vous demeurez dans sa crainte et n’oubliez pas sa Loi, les temps se changeront pour votre bien et vous verrez la consolation de Sion.
Car ce qui arrive maintenant n’est presque rien; ce qui doit venir est infiniment plus grand.
Tout ce qui est corruptible passe; tout ce qui meurt s’en va. Tout le temps présent sera oublié, et il ne restera aucun souvenir de cet âge souillé par les maux.
Celui qui court maintenant court vers le vide, et celui qui prospère tombera vite et sera abaissé.
Ce qui doit venir est ce qui est recherché, et c’est sur ce qui vient ensuite que nous espérons; car il y a un temps qui ne passe pas.
Il vient un âge qui demeure pour toujours, un monde nouveau : il ne ramène pas à la corruption ceux qui y marchent, il n’épargne pas ceux qui vont au tourment, et il ne conduit pas à la perdition ceux qui vivent en lui.
Ceux-là hériteront du temps annoncé; à eux appartient l’héritage du temps promis.
Ce sont ceux qui se sont préparé des trésors de sagesse, chez qui se trouvent des réserves d’intelligence, qui ne se sont pas éloignés de la miséricorde et qui ont gardé la vérité de la Loi.
À ceux-là sera donné le monde à venir; mais la demeure du reste, de la multitude, sera dans le feu.