1 Clément
Dossier1 Clément 18
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Que pourrions-nous dire enfin de David, auquel Dieu lui-même avait rendu ce témoignage : « J’ai trouvé David, fils de Jessé, homme conforme à mon cœur, et je l’ai oint dans une miséricorde destinée à demeurer » ? Même une telle reconnaissance ne le conduit pas à se glorifier de lui-même.
Il se tourne vers Dieu et demande : « Fais-moi miséricorde conformément à la grandeur de ta propre miséricorde, et que la multitude de tes compassions efface réellement ma transgression.
Ne te contente pas d’un lavage superficiel : lave-moi pleinement de mon injustice et purifie-moi de mon péché, car je connais moi-même mon désordre et ma faute demeure continuellement présente à ma conscience.
C’est devant toi que j’ai péché et c’est sous ton regard que j’ai accompli le mal ; ta parole apparaît ainsi comme juste, et ton jugement demeure victorieux lorsqu’il est examiné.
Voici jusqu’où va pour moi la profondeur de cette condition : j’ai été conçu dans un monde marqué par l’injustice et ma mère m’a porté au milieu des réalités du péché.
Mais toi, tu aimes la vérité et tu ne me laisses pas dans l’ignorance : tu m’as révélé ce qui est invisible et caché dans ta sagesse.
Purifie-moi avec l’hysope comme dans un rite de purification, et je deviendrai pur ; lave-moi et la blancheur qui en résultera dépassera celle de la neige.
Fais-moi entendre à nouveau une parole de joie et d’allégresse ; alors même les os que l’humiliation a comme brisés pourront se réjouir.
Détourne ton regard de mes péchés, non pour nier leur réalité, mais pour les effacer par ta miséricorde ; fais disparaître toutes mes injustices.
Accomplis en moi une véritable création : crée un cœur pur et renouvelle profondément un esprit droit dans ce qui est le plus intérieur de moi.
Ne me rejette pas hors de ta présence et ne retire pas de moi ton Esprit Saint, sans lequel aucune restauration durable n’est possible.
Rends-moi la joie qui accompagne ton salut et établis-moi fermement par un esprit capable de guider et de soutenir ma vie.
Alors ce qui m’a été accordé deviendra aussi service : j’enseignerai tes chemins aux transgresseurs et ceux qui vivent loin de toi pourront revenir vers toi.
Délivre-moi de la culpabilité liée au sang versé, ô Dieu qui es le Dieu même de mon salut.
Alors ma langue pourra se réjouir ouvertement de ta justice ; toi, Seigneur, ouvre ma bouche, et mes lèvres annonceront ta louange.
Car si tu cherchais simplement un sacrifice rituel, je pourrais t’en donner un ; mais les holocaustes ne constituent pas à eux seuls ce qui te plaît.
Le sacrifice véritablement offert à Dieu est un esprit brisé qui cesse de se défendre devant lui ; un cœur brisé et abaissé, Dieu ne le considérera jamais avec mépris. »