Quinze femmes exemptent leurs coépouses, et les coépouses de leurs coépouses, de la halitsa et du yibbum sans limite de générations, lorsqu’elles se trouvent dans le même lien léviratique. Ce sont : sa fille, sa petite-fille par sa fille, sa petite-fille par son fils, la fille de son épouse, la petite-fille de celle-ci par son fils ou sa fille, sa belle-mère, la mère de sa belle-mère, la mère de son beau-père, sa sœur maternelle, la sœur de sa mère, la sœur de son épouse, la femme de son frère maternel, la femme d’un frère paternel qui était mort avant sa naissance, et sa belle-fille. Si l’une de ces femmes est morte, a refusé un mariage de minorité, a divorcé ou se révèle aylonit, sa coépouse peut devenir permise. Pour la belle-mère, la mère de la belle-mère et la mère du beau-père, les cas de refus de minorité ou d’aylonit ne sont pas applicables de la même manière.
Mishnah · Nashim · Yevamot
Mishnah Yevamot — chapitre 1
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Comment une femme exempte-t-elle sa coépouse ? Si la fille d’un homme, ou l’une des autres parentes interdites énumérées, était mariée à son frère et que ce frère avait aussi une autre épouse, à sa mort la parente interdite est exemptée du yibbum, et sa coépouse l’est avec elle. Si cette coépouse épouse ensuite un deuxième frère qui possède lui-même une autre épouse et que ce frère meurt, la coépouse de la coépouse est également exemptée, et ainsi de suite même sur de nombreuses étapes. Comment leurs coépouses redeviennent-elles permises lorsque la parente interdite disparaît avant le décès du frère ? Si cette parente meurt ou divorce avant la mort du frère, l’autre épouse entre normalement dans le lien léviratique. Si la parente était une mineure capable de faire mioun mais ne l’a pas fait avant la mort, sa coépouse doit accomplir la halitsa mais ne fait pas yibbum.
Six parentes interdites sont plus strictement hors du champ de ces quinze parce qu’elles ne peuvent jamais être mariées au frère paternel qui créerait le yibbum ; leurs éventuelles coépouses restent donc permises : sa mère, l’épouse de son père, la sœur de son père, sa sœur paternelle, l’épouse du frère de son père et l’épouse de son frère paternel dans les configurations où l’interdit ne relève pas du yibbum permis par la Torah.
La maison de Shammaï permet aux frères le yibbum avec certaines coépouses que la maison de Hillel interdit. Si elles ont fait halitsa, Shammaï les rend inaptes à épouser un prêtre tandis que Hillel les tient pour aptes ; si elles ont fait yibbum, Shammaï tient l’union pour valable et Hillel la considère interdite avec les conséquences correspondantes. Malgré ces désaccords sur permis et interdit, validité et invalidité, les membres de Shammaï n’évitaient pas les mariages avec les familles de Hillel, ni inversement. De même pour leurs nombreux désaccords sur pureté et impureté, ils continuaient à utiliser réciproquement des objets préparés selon les règles de l’autre école, en s’informant des cas litigieux.
Passerelles
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