Celui qui a semé de la terouma : s’il l’a fait par erreur, il retourne le sol ; s’il l’a fait délibérément, il peut maintenir la culture. Si la plante a déjà atteint le tiers de sa croissance, qu’il ait semé par erreur ou délibérément, il la maintient. Pour le lin, s’il l’a semé délibérément, il retourne le sol.
Mishnah · Zeraïm · Terumot
Mishnah Terumot — chapitre 9
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation halakhique à poursuivre avant tout statut supérieur.
La récolte issue de terouma semée est soumise au leket, à la shikheha et à la Peah. Les pauvres israélites comme les pauvres prêtres peuvent glaner. Les pauvres israélites vendent leur part aux prêtres au prix de la terouma et gardent l’argent. Rabbi Tarfon dit : seuls les pauvres prêtres devraient glaner, de peur que les Israélites oublient le statut des grains et les portent à leur bouche. Rabbi Aqiva lui répond : dans ce cas, il faudrait aussi n’autoriser que les pauvres en état de pureté.
Cette récolte est également soumise aux dîmes et à la dîme des pauvres. Pauvres israélites et pauvres prêtres peuvent les recevoir ; les pauvres israélites vendent leur part aux prêtres au prix de la terouma et gardent l’argent. Il est préférable de battre les épis à la main. Si l’on doit les faire battre par un animal, on suspend devant son cou des paniers contenant de la même espèce afin de ne pas museler l’animal tout en évitant qu’il mange de la terouma.
Ce qui pousse directement à partir d’une semence de terouma a le statut de terouma. La génération suivante redevient profane. En revanche, ce qui pousse à partir de tevel, de première dîme, de repousses de la septième année, de terouma de l’étranger, de medouma ou de prémices est profane dès la première croissance. Les produits issus d’un bien consacré ou de seconde dîme sont également profanes, mais on les rachète selon la valeur qu’avait la semence au moment du semis.
Cent planches de culture provenant de terouma et une seule de produits profanes : pour une espèce dont la semence disparaît dans la croissance, toutes les récoltes sont permises. Pour une espèce dont la semence subsiste, même cent planches profanes et une seule de terouma rendent toutes les récoltes interdites.
Les pousses de tevel sont permises lorsque la semence disparaît dans la croissance. Pour une espèce dont la semence subsiste, même la génération suivante des repousses reste interdite. Quelles sont les espèces dont la semence ne disparaît pas ? Par exemple le louf, l’ail et les oignons. Rabbi Yehouda dit : l’ail est traité comme l’orge, dont la semence disparaît.
Celui qui désherbe avec un non-Juif dans une culture d’oignons ou de plantes similaires peut manger provisoirement des jeunes pousses, bien que les produits soient encore tevel. Des plants de terouma devenus impurs puis replantés cessent de transmettre l’impureté par contact, mais restent interdits à la consommation jusqu’à ce que la partie comestible ait été coupée. Rabbi Yehouda dit : il faut la couper, puis la laisser repousser et la couper une seconde fois.
Passerelles
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