Celui qui mange de la terouma par erreur rembourse le principal et ajoute un cinquième. Qu’il mange, boive ou s’enduise, et qu’il s’agisse de terouma pure ou impure, il rembourse la valeur consommée plus son cinquième. Il ne rembourse pas avec de la terouma, mais avec des produits profanes déjà correctement prélevés ; ces produits deviennent eux-mêmes terouma, et les remboursements ont le statut de terouma. Le prêtre ne peut pas renoncer à ce paiement.
Mishnah · Zeraïm · Terumot
Mishnah Terumot — chapitre 6
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation halakhique à poursuivre avant tout statut supérieur.
Une fille d’Israël qui a mangé de la terouma puis épouse un prêtre : si elle avait mangé une terouma qu’aucun prêtre n’avait encore acquise, elle rembourse principal et cinquième à elle-même, puisqu’elle est désormais dans une maison sacerdotale. Si la terouma appartenait déjà à un prêtre, elle rembourse le principal au propriétaire et le cinquième peut être donné à elle-même, car celui qui mange de la terouma par erreur rembourse le principal au propriétaire et peut donner le cinquième à tout prêtre qu’il choisit.
Celui qui a fait manger de la terouma à ses ouvriers ou à ses invités : selon Rabbi Meïr, le maître paie le principal et les convives paient le cinquième. Les sages disent que les convives paient principal et cinquième, et que le maître leur rembourse la valeur du repas qu’il devait leur fournir.
Celui qui vole de la terouma sans la manger paie le double selon la valeur de la terouma. S’il la mange, il paie deux principaux et un cinquième : un principal plus le cinquième avec des produits profanes destinés à devenir terouma, et un principal selon la valeur marchande de la terouma. Celui qui vole de la terouma appartenant au sanctuaire et la mange paie le principal et deux cinquièmes, car il n’y a pas de paiement du double pour les biens consacrés.
On ne peut pas acquitter ce remboursement avec le leket, la shikheha, la Peah, un bien abandonné, une première dîme dont la terouma a déjà été prise, une seconde dîme rachetée ou un bien consacré racheté, car un bien consacré ne rachète pas un autre bien consacré : paroles de Rabbi Meïr. Les sages permettent d’utiliser ces catégories lorsqu’elles sont devenues profanes.
Rabbi Eliezer dit qu’on peut rembourser avec une autre espèce, à condition de donner du meilleur produit pour ce qui était de moindre qualité. Rabbi Aqiva dit qu’on ne rembourse qu’avec la même espèce. Ainsi, celui qui a mangé des qishut de terouma à la veille de la septième année attendra les qishut de l’année suivant la septième et remboursera avec eux. Là où Rabbi Eliezer est indulgent, Rabbi Aqiva est rigoureux : Eliezer lit « il donnera au prêtre le sacré » comme tout produit apte à devenir sacré ; Aqiva comprend : le même type de sacré que celui qu’il a mangé.
Passerelles
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